2025/11/29 Carnage Dans Les Monts : L’auditorium De Saint-Laurent En Pls !
Concert Métal #2 organisé par Zik'n Monts
After The Outbreak ✘ Ashed Winter ✘ Face 2 Fake ✘ Kamizol-K
Bienvenue à Silent Hill : le brouillard, la sueur et le sang
Si vous pensiez que le Métal commençait au pied de la scène, c’est que vous n’étiez pas sur la route ce soir-là : il a fallu d'abord survivre à quarante-cinq minutes d’un brouillard apocalyptique, une traversée des limbes en mode survie où l'on ne distinguait même plus le bout de son capot avant de voir surgir, tel un phare dans la tempête, l’Auditorium de Saint-Laurent-de-Chamousset. Ce lieu d'ordinaire si paisible, investi pour l'occasion par l'association Zik'n Monts, est devenu le théâtre d'un contraste saisissant : alors que dehors régnait un hiver nucléaire à vous glacer les os, l'intérieur s'est transformé en une fournaise saturée d'odeurs de bière et d'une chaleur humaine version "boîte de sardines en mosh pit". Portée par une équipe de bénévoles aux petits oignons et une horde de rescapés de la brume bien décidés à transformer l’auditorium en champ de bataille, l'ambiance a balayé la fatigue du trajet d'un revers de manche, offrant une décharge d'adrénaline pure qui vous remet les neurones en place plus vite qu’un riff bien lourd.
After The Outbreak : La claque metalcore d’entrée
Le patient zéro a encore frappé !
On commence les hostilités avec les Lyonnais d’After The Outbreak. Si vous pensiez avoir le temps de vous remettre de la route, c'est raté. Les mecs ont débarqué pour défendre leur EP Black Box avec une dalle de loup.
Scéniquement, c’est une machine de guerre. Les deux frontmen se renvoient la balle avec une dynamique vocale qui ferait bégayer un possédé. Entre les riffs assassins de Stone Sword et l'intensité émotionnelle de Iced Heart, le groupe a prouvé qu'ils n'étaient pas là pour trier les lentilles. C'est précis, c'est lourd, et leur nouveau line-up semble avoir trouvé une alchimie dévastatrice. Ils préparent déjà leur tournée 2026, et vu l'état de la fosse sur Reaching Out, ils vont tout raser.
Ashed Winter : Le rituel tribal et la prêtresse du chaos
L’apocalypse sonore menée d'une main de fer !
Attention, là on rentre dans le mystique agressif. Ashed Winter, c’est du "Tribal Death Groove", et bordel, quelle claque visuelle et sonore. Le groupe nous a plongés dans son univers post-apocalyptique avec une puissance de feu impressionnante, mais c'est surtout leur chanteuse qui a magnétisé l'Auditorium.
Véritable prêtresse du chaos, elle dégage une rage viscérale tout en gardant une maîtrise totale de son art. Entre growls abyssaux et cris déchirants, elle possède cette aura sauvage qui te fixe au sol. Sa présence scénique est organique, presque chamanique, portant les messages engagés du groupe avec une conviction qui fait froid dans le dos. Sur des morceaux comme Antropophago ou Papa Logba, elle ne chante pas, elle invoque. Le groupe prépare son passage au Grand Marais de Roanne pour 2026, et croyez-moi, vous n'êtes pas prêts pour ce rituel.
Face 2 Fake : Le groove qui déchausse les dents
Fusion explosive et cervicales en grève !
On change de braquet avec Face 2 Fake. Ces "anciens combattants" de la scène fusion ont balancé un set qui suinte le groove, le vrai. Imaginez un cocktail molotov mixant Rage Against The Machine et (Hed) P.E., secoué par des touches électro bien senties.
Leur setlist était une véritable déclaration de guerre à l'immobilité. Entre l'indispensable Gingko et les nouveaux morceaux comme le tout récent single Somewhere Else, la salle s'est transformée en trampoline géant. Le chant est radical, le groove est poisseux, et on sent que ces mecs-là vivent pour les planches. Mention spéciale à l'enchaînement Sticky and Wet / Let's Party in the Storm : une invitation cordiale à se briser les vertèbres.
Kamizol-K : le bouquet final hardcore
La boucherie sonique certifiée sans gluten !
Pour finir de nous achever, les patrons de Kamizol-K ont pris possession de l'Auditorium. Ils venaient défendre leur dernier opus, Diary (2025), un concentré de Hardcore viscéral et atmosphérique.
Marie et Lionel en symbiose totale aux voix, c'est juste indécent d'efficacité. Le public, déjà bien entamé, a trouvé les ressources pour un dernier carnage sur Battle Royal et Dark Knight. L'esthétique horrifique du groupe transpire sur scène, entre fragilité et violence pure. On sent que chaque mot est pesé, chaque riff est une baffe. Quand le set se termine sur Get Away, on est tous en PLS, mais avec un sourire de gosse devant un sapin de Noël... sauf que le sapin est en feu.
Le mot de la fin (ou le râle d'agonie)
Quelle soirée ! On a peut-être failli mourir dans la purée de pois en arrivant, mais on a fini par renaître dans la sueur. Zik'n Monts, vous êtes des grands malades et on vous aime pour ça. Merci d’avoir fait vibrer les Monts du Lyonnais avec une telle ferveur. On repart avec des bleus, des acouphènes, mais surtout le sentiment d’avoir vécu un pur moment de communion métallique.
Xylia pour Yog Sothoth Photography !
Song: Rat Trapped by Kamizol-K
Stay Metal, et si tu vois du brouillard, roule au son des blasts !
2025/10/03 L'apocalypse Dans Le Chaudron Vert
Tempête sonore au Fil !!!
Sat One ✘ Eight Sins ✘ Deathawaits
Salut les affreux ! Ici Xylia, votre envoyée spéciale de l'ombre pour Yog Sothoth Photography.
Ce soir, on a posé nos flight-cases au Fil de Saint-Étienne pour la première édition de la Tempête Sonore. On est dans le 42, pays des mines et du charbon, et ça tombe bien parce qu'on est venus pour creuser des tombes à coups de riffs. La météo ? Une grisaille typiquement stéphanoise qui te donne envie de vider le bar ou de piler des graviers avec les dents. Le club est plein à craquer, l'air est déjà saturé d'une odeur de cuir et de bière tiède. Le décor est posé, le massacre peut commencer.
SAT ONE : LE VOYAGE INTERSTELLAIRE AU-DESSUS DES TERRILS
Pour ouvrir les hostilités, les Roannais de Sat One nous balancent leur Métal Post-Progressif en pleine poire.
Oubliez la linéarité, ici on navigue entre structures complexes et envolées oniriques.
Venus défendre leur dernier opus Illumine, les mecs prouvent que la technique n'exclut pas l'émotion brute.
C’est le calme avant la tempête, un voyage cérébral qui installe une tension palpable dans la salle. On est hypnotisés, mais on sent que la suite va nous arracher la peau des os.
EIGHT SINS : LE DRAGON BALL Z DU HARDCORE
Alors là, on change de dimension. Les Grenoblois d'Eight Sins débarquent et c’est la fête foraine en enfer. Loïc, le frontman au charisme de bulldozer, mène la danse. Le set est une déflagration Thrash/Hardcore qui ne laisse aucune chance aux cervicales.Mais le moment où on a définitivement basculé dans la quatrième dimension, c’est l’arrivée des frites de piscine. Oui, des frites en mousse ! En deux secondes, la fosse se transforme en bataille rangée. On se cogne, mais avec du rose et du jaune fluo, le tout sur les riffs de "Last Action Zero" et "Straight to Namek". C’est l’anarchie totale, un joyeux bordel où le moshpit ressemble à une piscine à boules géante sous amphétamines.
Et pour achever le tableau ? Sur l’hymne final "Beers", ce sont les enfants qui envahissent la scène ! Une horde de mini-metalleux, casques anti-bruit sur les oreilles, qui jumpent avec le groupe. La relève est là, elle a 8 ans, et elle headbangue déjà mieux que toi. Eight Sins, c’est la famille, la vraie, celle qui te met des tartines avec amour.
DEATHAWAITS : LE CARNAGE CLINIQUEMENT BRUTAL
Après la récréation, place à l'exécution. Les patrons de Deathawaits montent sur scène et l'ambiance vire au sépulcral.Les Lyonnais sont là pour célébrer 20 ans de brutalité et leur dernier EP "Hybrids". C’est sombre, c’est lourd, c’est d’une précision chirurgicale. Flo éructe ses textes avec une haine viscérale pendant que les titres comme "Sever Again" ou "Voracious" labourent le sol du Fil. Et dans la fosse ? C'est le carnage. Fini les frites de piscine, on est passés au hachoir à viande.Le public, chauffé à blanc, se déchaîne dans un maelström de corps. Wall of death, circle pits qui manquent de renverser les colonnes de son... ça transpire le sang et la rage. Sur "Sever Again", la tension est à son comble, et quand le groupe balance "Nomophobic" en guise de coup de grâce, c’est l’hystérie collective. Les Lyonnais ne sont pas venus pour jouer, ils sont venus pour conquérir. Une démonstration de puissance qui rappelle à tout le monde qui sont les patrons du Death Metal dans la région.
Conclusion : On ressort de là en boitant, les cheveux en bataille et les oreilles en sang, mais bordel, quel pied ! Saint-Étienne a été le théâtre d’une fusion improbable entre l’innocence des gosses sur scène et la violence la plus crue dans le pit. La Tempête Sonore a tout balayé sur son passage.
Xylia pour Yog Sothoth Photography !
Live report complet de la tournée Melodeath Alliance Assault au Rock N Eat !!!

Nightrage ✘ Destinity ✘ Monolyth
Melodeath Alliance Assault : Le Rock N' Eat a pris feu sous l'assaut des dieux du métal mélodique !
Ce 9 avril 2025, la grisaille lyonnaise n'a pas fait le poids face à la ferveur qui s'est emparée du Rock N' Eat. Le temple du métal local a ouvert ses portes à une foule compacte, bouillante d'impatience pour l'arrivée de la tournée "Melodeath Alliance Assault". Une soirée qui s'annonçait d'ores et déjà comme un véritable carnage sonore.
Monolyth : Les Lyonnais qui balancent du lourd
L'honneur d'ouvrir les hostilités est revenu à nos guerriers locaux : Monolyth. Le groupe est monté sur scène avec un deathcore féroce et sans fioritures. Leur prestation a été un véritable coup de massue, et le public a vite été réchauffé par leur énergie brute. On a pu sentir la puissance de leurs nouveaux titres, prémices de leur prochain album, Seeds of Perseverance, prévu pour l'automne 2025. Une entrée en matière percutante qui a mis tout le monde dans le bain.
Destinity : L'assurance des vétérans
Ensuite, place aux vétérans : Destinity. Fondé en 1996, le groupe est une institution de la scène lyonnaise, et leur dernier album en date, In Continuum (2021), témoigne de leur longévité et de leur rage intacte. Sur scène, ils ont donné une leçon de death mélodique teinté de black, avec l'assurance qui n'appartient qu'aux légendes. Le chanteur, Mick, a harangué la foule avec une voix écorchée, tandis que les guitares découpaient l'air avec une précision chirurgicale. Une performance puissante et sans concession qui a confirmé leur statut de maîtres du genre.
Nightrage : La masterclass du crépuscule
Et puis, le moment tant attendu est arrivé. Les Suédois/Grecs de Nightrage ont pris d'assaut la scène. Mené par l'inébranlable Marios Iliopoulos à la guitare, le groupe a prouvé pourquoi il est une référence du death mélo. Forts de la sortie de leur dixième album, Remains of a Dead World (2024), ils ont balancé des titres comme "Euphoria Within Chaos" et "Kiss of a Sycophant". Leur nouveau chanteur, Konstantinos Togas, a délivré un growl puissant qui a fait oublier le départ de son prédécesseur. Marios a enchaîné les solos, tous plus dévastateurs les uns que les autres, à la fois mélodiques et violents, nous ramenant à l'âge d'or du genre. La synergie sur scène était palpable et leur professionnalisme impeccable. Nightrage a donné une leçon, un véritable assaut sonore qui a fait l'unanimité.
Conclusion
La "Melodeath Alliance Assault" a fait de ce 9 avril un jour inoubliable pour les fans de métal. Du deathcore foudroyant de Monolyth, à la puissance indéfectible de Destinity, jusqu'à la masterclass de Nightrage, le Rock N' Eat a vibré sous les coups de boutoir du death mélodique. On en est ressorti lessivé, mais avec le sourire d'un gosse qui vient de recevoir son plus beau cadeau. C'est ça, la magie d'un concert de métal, ce sentiment de faire partie d'une famille, de partager une passion commune. À la prochaine dans la fosse !
Xylia pour Yog Sothoth Photography !
2025/03/01 Dead Bitch Party au Brin de Zinc !!!

Bad Tripes ✘ Faith In Agony ✘ Barn Hooker
Live report complet de la Nuit Du Métal à Valence !!!

Båkü ✘ Klone ✘ Moran Magal
Salut la meute ! Xylia en direct de Valence, et plus précisément du sublime Théâtre à l'Italienne, où l'association La Boîte en Métal de Crest, en partenariat avec le théâtre, nous a concocté une soirée de folie : une Nuit du Métal qui restera gravée ! Attendez-vous à un live report qui cogne, parce que ce soir, on a pris cher (dans le bon sens du terme) !
Et autant vous dire d'entrée de jeu : le concert s'est joué à guichets fermés ! Le Théâtre à l'Italienne était bondé, rempli jusqu'à la dernière rangée de fans de métal venus vivre cette nuit mémorable.
Parmi eux, une partie du public abonné du théâtre avait fait le déplacement pour l'occasion. Et pour ces habitués des lieux, ce fut sans aucun doute une énorme découverte, une sortie spectaculaire du cadre habituel qui a dû leur en mettre plein les yeux et les oreilles !
Preuve que la scène locale a de beaux jours devant elle et que l'appétit pour les décibels est insatiable !
Moran Magal : L'Élégance Électro-Mystique
La soirée a démarré avec l'énigmatique Moran Magal, et son style unique qui mêle une voix puissante à des sonorités électroniques et des orchestrations mystiques. Dès les premières notes, le public, encore un peu frileux, a été happé par cette ambiance à la fois sombre et lumineuse. Moran, avec sa présence magnétique, a su créer une atmosphère hypnotique, presque rituelle. On a été transporté dans son univers, entre rock progressif teinté de dark wave et éclats symphoniques. Un set intense qui nous a préparés au déluge sonore à venir. Un vrai coup de maître pour lancer les hostilités !
Klone : La Maîtrise Atmosphérique
Ensuite, la scène a été prise d'assaut par les Poitevins de Klone, et là, l'ambiance a changé radicalement. Le son, d'une propreté impeccable, a empli la salle avec une puissance et une précision chirurgicales. Klone, c'est une leçon de maîtrise, un voyage sonore où l'émotion se dispute la place avec l'intensité. Le groupe a déroulé son rock progressif teinté de post-metal avec une aisance déconcertante, alternant passages aériens et explosions sonores d'une rare beauté. La voix de Yann Ligner, toujours aussi habitée, a transpercé l'audience. On a été emporté par ces murs de son hypnotiques, ces mélodies planantes et ces riffs massifs qui prennent aux tripes. Une performance magistrale qui a démontré toute la force et la profondeur de Klone en live. Chapeau bas, les gars !
Båkü : Le Chaos Dévastateur avec une Touche de Magie !
Et pour finir cette nuit de tous les diables, c'est BÅKÜ qui a clôturé le bal. Et là, mes amis, préparez-vous au choc ! Si vous pensiez avoir tout entendu, BÅKÜ est arrivé pour tout défoncer sur son passage. Ce fut une véritable déflagration sonore, un ouragan de riffs acérés et de rythmes implacables. Le groupe a déversé son sludge/death metal avec une énergie primaire et une rage contagieuse. On a pris ça en pleine face, un vrai coup de poing dans l'estomac. La puissance dégagée par le groupe était telle que les murs du théâtre ont dû trembler. Et comme si ça ne suffisait pas, BÅKÜ avait eu la brillante idée d'ajouter une danseuse à son show spécialement pour cette occasion ! Une performance déjantée, totalement inattendue, qui a apporté une véritable touche de magie à ce déchaînement. BÅKÜ a livré un set sans concession, brutal, mais avec une précision démoniaque, le tout relevé par cette surprise visuelle mémorable. C'était viscéral, c'était furieux, et c'était exactement ce qu'il fallait pour achever cette Nuit du Métal en beauté, ou plutôt, en barbarie !
Verdict Final : Une Nuit Mémorable !
En bref, cette Nuit du Métal à Valence fut une réussite totale ! L'association La Boîte en Métal de Crest, en partenariat avec le Théâtre à l'Italienne, a fait un travail remarquable. La programmation était d'une intelligence rare, nous offrant un voyage musical cohérent mais diversifié, allant de l'élégance de Moran Magal à la puissance atmosphérique de Klone, pour finir dans le chaos dévastateur de BÅKÜ. Le cadre somptueux du théâtre a ajouté une dimension inattendue à cette soirée métal, prouvant encore une fois que notre musique a sa place partout.
Le public a répondu présent, l'ambiance était électrique, et les groupes ont tous livré des performances mémorables. On en ressort les oreilles saturées, la tête pleine de riffs et l'âme revigorée. Un grand merci aux organisateurs pour cette initiative et vivement la prochaine édition ! Un immense merci tout spécial à La Boîte en Métal pour l'invitation à couvrir cet événement d'exception, ce fut un honneur et un plaisir d'être parmi vous !
Et vous, chers métalleux, vous étiez là ? Qu'en avez-vous pensé ? N'hésitez pas à laisser vos commentaires et à partager vos impressions ! Quant à ces nouveaux venus du théâtre, on espère que cette incursion dans notre monde les a convaincus de revenir !
Rendez-vous au prochain pit !
Xylia pour Yog Sothoth Photography !













































































































































































































































































































































































































































































































