Buy Jupiter embrase Lyon : la release party d'EARTH au Rock 'N Eat !

Buy Jupiter ✘ Dukkha ✘ Shotgun Logic
Salut les affreux ! Hier soir, le 16 mai 2026, la crypte du Rock ’N Eat à Lyon s’est transformée en une gigantesque cocotte-minute sur le point d'exploser. On fêtait le grand retour et la release party des monstres locaux de Buy Jupiter pour leur tout dernier méfait, l'album EARTH. À l'intérieur de ce bastion underground lyonnais qui fait vibrer les quais de Saône, l'ambiance affichait un bon 45°C.
La fosse affichait complet : une fréquentation des grands soirs, compacte, sauvage, prête à s'enfiler de la double pédale en intraveineuse. Seul petit bémol de la soirée : le club semblait traîner de sacrés problèmes de plomberie. Autant dire qu'à forte concentration dans un espace confiné, le sulfure d'hydrogène ou le méthane peuvent vite remplacer l'oxygène et causer des évanouissements soudains ! Heureusement, le public métal a les poumons tressés en acier forgé. On est là pour la guerre, la vraie !
Shotgun Logic : Le réveil-matin à la grenade à fragmentation
On commence les hostilités avec les énervés de Shotgun Logic. Autant vous dire que les mecs n'étaient pas là pour compter les clous du cercueil. Armés de leur setlist scotchée au sol, ils ont envoyé un Thrash Metal old-school d'une efficacité chirurgicale. Le son est lourd, les riffs sectionnent des nuques dès les premières secondes.
Leur actualité récente montre un groupe en pleine possession de ses moyens, affûté comme jamais pour défendre la scène locale. Sur les planches, c'est une déflagration. Le public s'est pris une droite monumentale. Le frontman harangue la foule, ça commence à s'agiter sérieusement dans les premiers rangs. Mais le coup de grâce survient à la toute fin du set : les lascars balancent une reprise d'Exodus, l'hymne ultime "Bonded By Blood". Explosion totale dans la fosse ! Les corps volent, les bières se renversent, le public est officiellement réveillé, chaud bouillant et prêt à mordre. Une entame parfaite.
Dukkha : Le phénix magistral sort de sa torpeur
Changement d’ambiance et de lourdeur avec Dukkha. Les connaisseurs le savaient : le groupe n'avait pas foulé les planches en public depuis deux ans ! Un break qui aurait pu rouiller les articulations de n'importe qui, mais pas les leurs. Inspirés par les tourments existentiels de notre époque et forts de leurs dernières sorties discographiques qui explorent les recoins sombres du Metal Moderne / Progressif, ils étaient attendus au tournant.En jetant un œil à leur setlist griffonnée sur le sol à côté du pédalier MIDI (avec des titres évocateurs comme Lone Lare, Giant Storm ou Hiroshima), on comprend que le voyage va être intense. Le lightshow minimaliste et l'énergie brute dégagée par le groupe créent une atmosphère ultra-immersive.Le verdict ? Un set tout simplement magistral. On a senti une tension dramatique, une dévotion totale dès qu'ils ont branché les amplis. Visuellement, le groupe dégage une aura impressionnante, presque solennelle, brisée par des breakdowns d'une lourdeur pachydermique. La technique est irréprochable, les ambiances sont suffocantes (et là, ce n'est pas qu'une métaphore sur la plomberie du club). Revoir Dukkha sur scène avec une telle intensité après deux ans d'absence, c'était le grand frisson de la soirée. Le public, hypnotisé, a pris une immense baffe.
Buy Jupiter : La Terre à feu et à sang pour la release de "EARTH"
Venons-en au plat de résistance, la raison pour laquelle on a bravé la circulation ce soir : la release party de Buy Jupiter. Les Lyonnais reviennent sur le devant de la scène avec EARTH, un album d'une maturité hallucinante qui redéfinit le Deathcore progressif hexagonal. En lisant leurs récentes interviews et les chroniques de la presse spécialisée, on savait que cet album était un concept massif.
Le concept, ils l'ont poussé jusqu'au bout ce soir : ils ont joué l'album en entier et strictement dans l'ordre de la tracklist ! Un régal absolu pour les puristes. Dès les premières notes, le son est dantesque. Vivre cet album en live, c'est comme se prendre un rouleau compresseur en pleine poire. Les lumières sombres et oppressantes collent parfaitement aux morceaux. Quand résonne le lourd et rampant "Embrace Of The Serpent God" (dont le clip hante déjà nos nuits), la salle bascule dans la folie pure.
Et le grand artisan de ce chaos, c'est Py, le chanteur. Ce mec n'est pas un frontman, c'est un possédé. Refusant la distance de la scène, il a passé une immense partie du set à chanter directement au milieu du public, planté au cœur de la fosse, submergé par les pogoset les slams les plus sauvages de la soirée. Les visages sont en sueur, les corps s'entrechoquent autour de lui alors qu'il recrache ses vocaux dantesques. Voir le groupe défendre cet album avec une telle hargne et une telle proximité, ça donne des frissons. EARTH est une bombe en studio, mais sur scène, c'est un cataclysme.
Le constat des survivants : La conclusion
On ressort de la cave du Rock ’N Eat avec la nette impression d'avoir survécu à une fin du monde programmée. Entre le Thrash salvateur de Shotgun Logic, la résurrection magistrale de Dukkha et la démonstration de force immersive de Buy Jupiter, Lyon a prouvé une fois de plus qu'elle reste une place forte du métal extrême. On a manqué d'oxygène, mais bordel, quelle claque monumentale ! Allez écouter EARTH, achetez du merch, et soutenez ces groupes qui donnent tout jusqu'à la dernière goutte de salive. À la prochaine pour d'autres tympans brisés !
Xylia pour Yog Sothoth Photography.
Ambérieu en transe : Quintana et Nashville Pussy pulvérisent les Triplettes!

Nashville Pussy ✘ Quintana Dead Blues Experience
Salut les assoiffés de gros sons et les maniaques du médiator ! Ici Xylia, l’œil (et surtout l'oreille) de Yog Sothoth Photography.
Ce soir, j’ai posé mes Doc Martens à Ambérieu-en-Bugey. Si tu penses que l'Ain, c'est juste des poulets de Bresse et des paysages bucoliques, détrompe-toi : aux Triplettes Social Club, ça sent la sueur, la bière artisanale et le gasoil. En ce mercredi 13 mai 2026, la météo est aussi lourde que le riff d'un groupe de Sludge, et l’air vibre d’une électricité qui annonce l’orage… ou un sacré bordel scénique.
Quintana Dead Blues Experience : La Machine De Guerre Électro-Blues
L’ordre de passage est clair : on commence par nous briser les os avant de nous achever. Piero Quintana déboule avec son fidèle batteur, Adrien Schiavone, pour une dose de "Dead Blues" qui porte bien son nom. Oublie le blues de papy au coin du feu, là on est sur du radical, du sauvage.
Depuis la sortie de leur dernier effort et la tournée qui suit le projet Wild As Fire, Piero semble possédé. Le mec fait corps avec sa gratte, balançant des riffs qui suintent la haine et l'amour vache. L’arrivée de la batterie en live apporte cette dimension "machine" qui te cogne l'estomac sans sommation. Leur prestation, c'est un mélange de tension sexuelle et de violence gratuite.
Le moment culte : On en parle encore, car ils vont finir le concert directement dans la fosse, avec les fûts de batterie qui volent et Piero qui transpire son blues à deux centimètres de nos tronches, c'était d'une sauvagerie rare. Pas besoin de grande scène quand on possède l'arène. C’est organique, c’est sale, et ça t’imprègne comme l'odeur du tabac froid et ça laisse le public d’Ambérieu complètement groggy. Une transe électrique qui a transformé la salle en un bayou cauchemardesque.
Nashville Pussy : L’évangile Selon Saint-Bourbon
Quand Nashville Pussy débarque, t'as l'impression qu'une tornade venue de Géorgie vient de défoncer le mur du Triplettes. Blaine Cartwright, avec son chapeau vissé sur le crâne et sa tronche de vieux briscard, est là pour nous rappeler que le Rock'n'Roll n'est pas mort, il est juste très mal élevé. À ses côtés, la déesse de la six-cordes, Ruyter Suys. Cette femme n'est pas humaine, c'est une entité électrique. Elle ne joue pas de la guitare, elle la possède, elle se roule par terre, elle fait des headbangs à te dévisser les cervicales tout en balançant des solos venus d'ailleurs. L'actu du groupe est bouillante : ils tournent pour présenter leur nouveau bébé, le maxi "10 Inches Of Pussy Season 1". Et bordel, les nouveaux morceaux comme Jacking Off And Taking Names s'insèrent dans la setlist comme des lames de rasoir dans un gâteau d'anniversaire : ça coupe net et ça fait un bien fou. À gauche de la scène, Bonnie Buitrago a encore une fois prouvé qu'elle était la gardienne du temple. Cette meuf est un aimant à regards. Ancienne fan devenue pilier indispensable, elle martèle ses cordes avec une précision chirurgicale et une classe "no-bullshit" qui permet à la tornade Ruyter Suys de partir en vrille totale. Et que dire de Dusty "Motherfucking" Watson derrière les fûts ? Le mec a cogné pour Dick Dale et les Sonics, alors autant vous dire qu'il n'est pas là pour trier les lentilles. C'est un bûcheron des enfers ; chaque coup de grosse caisse était un uppercut dans le plexus du public, le moteur V8 hurlant d'une machine lancée à 180 km/h.On a eu droit à tous les classiques : "High As Hell", "Go Motherfucker Go".. Le public est en transe.Les verres volent (presque), et l'énergie est purement animale. C'est sale, c'est bruyant, c'est Nashville Pussy. Pas de chichis, juste du High Octane Rock'n'Roll qui te repeint les tympans en noir et rouge.
Post-Pogo : L'Heure de l'Inventaire
Bilan des courses ? Un Triplettes Social Club qui a tenu bon malgré les assauts répétés des décibels. On est repartis de là avec les fringues trempées et l'impression d'avoir survécu à un crash d'avion dans les Appalaches. Quintana a posé la dynamite, Nashville a allumé la mèche. Une soirée d'anthologie où le Rock'n'Roll a triomphé de la bienséance. Allez, je vais essayer de retrouver mes clefs de bagnole dans la fosse.
Restez sales, restez rock, et on se retrouve au prochain pogo !
Xylia pour Yog Sothoth Photography.
Tremplin Plane R Fest 2026 : Apocalypse en Sous-Sol et Passation de Pouvoir !

Nøcide ✘ DeadlySins ✘ Lifeboats ✘ After The Outbreak
Salut les headbangers ! Ici Xylia, votre chroniqueuse de l'ombre pour Yog Sothoth Photography.
Ce mercredi 6 mai, le Rock’n Eat à Lyon s'est transformé en sauna géant pour la finale du tremplin du Plane’R Fest. On parle d'une cave voûtée, d'une humidité frôlant les 200% et d'une ferveur qui ferait passer une émeute pour un goûter d'anniversaire.
Le but ? Déterminer qui ira foutre le feu à la Main Stage du festival en juillet.
Nøcide : Le Typhon de Chambéry
On commence fort avec les Savoyards de Nøcide. Pour ceux qui les avaient ratés au Beaujo'Fest 2025, où ils avaient retourné une remorque de camion sous la pluie, sachez qu'en intérieur, c'est encore plus dévastateur.
Leur Metalcore/Deathcore, porté par les morceaux de Résilience, est une leçon de puissance. Nico à la basse (oui, encore un Nico, c'est le prénom officiel des bassistes charismatiques ce soir !) garde son sourire indéboulonnable pendant que Tom recrache ses poumons au micro. Entre les riffs plombés de Simon et la frappe chirurgicale de Tim, le public a vite compris : le nouveau single "No Side" est une bombe à retardement. La reprise de "APT" a fini d'achever les derniers sceptiques. Un set massif, pro et ultra généreux.
DeadlySins : La Mutation du Thrash
Place aux vétérans lyonnais. Mais attention, y'a du changement dans l'air ! On le savait, Lambert a posé la basse pour une mission encore plus périlleuse que le mosh-pit : la paternité. Et pour le remplacer, les Deadlysins n'ont pas fait les choses à moitié en recrutant Nico (ex-Kamizol-K).
Autant vous dire que l'apport de Nico se sent direct. Le mec apporte une assise rythmique et une hargne scénique qui collent parfaitement à la voix écorchée de Matthieu. Plus de 20 ans de carrière, et le groupe semble entamer une seconde jeunesse. C’est rapide, c’est vicieux, et les solos de guitare sont aussi tranchants qu'un scalpel rouillé. Le pit était un véritable champ de bataille. Le Thrash lyonnais n'est pas mort, il a juste changé de moteur, et celui-là tourne à l'octane pur !
Lifeboats : Hardcore Viscéral et Communion de Sueur
Le thermomètre explose quand Lifeboats investit la scène. Après leur passage remarqué à la Xion Métal Night, on attendait du lourd, et on a eu du très lourd. Le Hardcore Mélodique des Lyonnais est un mélange parfait de rage et de mélodie. Lucas est un frontman possédé, haranguant une foule qui connaît les refrains par cœur. Les voix de Julien et Quentin viennent épaissir le tout pour créer une atmosphère presque épique au milieu du chaos. On sent que le groupe prend un pied monumental, et cette énergie est contagieuse. C’est brut, c’est honnête, c’est Lifeboats.
After The Outbreak : La Précision du Chaos
Pour finir d'achever les survivants, After The Outbreak débarque. Eux aussi s'étaient chauffés les muscles sur la remorque du Beaujo'Fest 2025, et ce soir, ils ont prouvé qu'ils avaient franchi un palier.On est sur du Metalcore moderne, léché, technique. Les riffs de Pith et Aymo sont de véritables labyrinthes sonores, tandis que la section basse/batterie de Aurel et Léandre vous enfonce les côtes. Le duo vocal Kev / Tib est la cerise sur le gâteau de souffrance : l'alternance entre le clair aérien et le saturé d'outre-tombe est parfaitement maîtrisée. L'immersion est totale, le son est énorme. Ils ont clôturé la soirée en patrons.
Épilogue d'une soirée de furieux
And the winner is... After The Outbreak ! Ils iront représenter la scène locale au Plane’R Fest le samedi 4 juillet.
Un immense bravo aux quatre groupes qui ont transformé le Rock’n Eat en zone de guerre amicale. Merci au staff pour la survie en milieu hostile (et pour les bières fraîches), et merci au public lyonnais d'être toujours aussi déjanté.
On se retrouve cet été à Montcul pour la suite du massacre !

Xylia pour Yog Sothoth Photography.
2026/04/08 Orgasme Rétro Et Transes Psychédéliques : Le Braquage Sonique De Villeurbanne !

Dewolff ✘ Blues Pills
Salut les chevelus ! C'est Xylia qui vous cause, en direct de la fournaise. On range les perfectos au vestiaire (ou plutôt on les laisse fondre sur le dos) et on sort les lunettes de soleil pour ce qui s'annonce comme la messe du Blues la plus poisseuse de l'année.
Un immense merci à Mediatone et Veryshow pour l'accréditation et pour avoir permis à Yog Sothoth Photography de capturer les sueurs et les vibrations de cette soirée.
On est à La Rayonne, ce bastion de la culture à Villeurbanne qui commence à avoir de la bouteille (le lieu a bien mûri depuis son ouverture !). On affiche complet ou presque ce soir , les vestes à patchs côtoient des chemises à fleurs improbables. Dehors, c'est le printemps, mais dedans, on a franchi les 2000°C. On est prêts à se faire déboîter les cervicales par le groove.
Blues Pills : Une Messe Rock’n’Roll Monumentale !
Blues Pills n’a pas fait de prisonniers. Portés par une actualité brûlante, le dernier album Birthday tournant en boucle partout les Suédois ont transformé la salle en un véritable temple païen. On attendait de voir comment le groupe allait digérer les récents changements de line-up pour cette cuvée 2026, et la réponse a été cinglante : le groupe a retrouvé la fureur de ses débuts.
En se qui concerne le son, parlons-en, un déluge de matos vintage et des murs de Marshall poussés dans le rouge, délivrant ce grain crémeux et puissant qui définit le Rock avec un grand R. Zack Anderson, désormais bien ancré à la guitare, a balancé des riffs d'une lourdeur monolithique, à la basse, la nouvelle venue Agnes Roslund remplace Kristoffer Schander avec une précision chirurgicale et une énergie martiale et derrière les fûts, Lina Anderberg (assurant l’intérim d’un André Kvarnström blessé) a fait preuve d'un punch phénoménal, complétant une section rythmique qui nous a littéralement défoncé les côtes. Mais la véritable décharge électrique vient de la patronne Elin Larsson. loin de l’image introspective de ses récentes interviews sur la maternité, elle est entrée en scène comme une lionne en cage, crinière au vent. Dès l’entrée fracassante sur High Class Woman, elle a prouvé qu'elle n'était pas humaine.
Le moment de grâce absolue est survenu au milieu du set : en pleine transe, jugeant la scène trop étroite, Elin a sauté dans la fosse. Micro au poing, elle a fini le morceau au milieu des fans en état de choc, sa voix "décollant la plèvre" de ceux qui se trouvaient à dix centimètres d'elle. Une communion sauvage, totale et sans filtre, Le rappel a été fatal, ne laissant aucun répit au public avec un enchaînement de haut vol avec Little Sun des frissons ont parcouru toute la salle et sur Devil Man , l'ultime déflagration, Elin a hurlé comme si sa vie en dépendait, clôturant une performance où le groupe n'a laissé aucun survivant. Une démonstration de force pour Blues Pills qui prouve que, malgré les changements de visages, l'âme et la puissance du groupe restent intactes en 2026.
DeWolff : L'Ouragan Hollandais au Hammond en Furie
Prendre la suite après un tel séisme (merci Elin Larsson) ? Pour DeWolff, c'est juste un mercredi soir ordinaire. Ces mecs ne sont pas des musiciens, ce sont des alchimistes qui transmutent le plomb du quotidien en or 24 carats. Leur actualité ? Ils arrivent avec le cuir encore fumant de leur tout nouvel opus, "Muscle Shoals" (sorti fin 2024, mais qui squatte déjà nos platines en boucle en ce printemps 2026). Enregistré dans les studios mythiques de l'Alabama, ce disque est une déclaration de guerre à la musique aseptisée. Et sur scène, mon pote, c’est une autre dimension. Le set démarre et c’est la claque immédiate. L'orgue Hammond de Robin Piso ? Une bête sauvage. Il crache des flammes psychédéliques, secoué par son propriétaire comme s'il voulait lui arracher ses secrets les plus sombres. On jurerait que l'instrument va imploser. À côté, Luka van de Poel martèle une batterie sèche, puissante, un groove tellement infectieux qu'il ferait danser un cul-de-jatte. Et puis, il y a Pablo, le guitar hero habité, le mec nous gratifie de solos qui montent jusqu'au plafond, portés par le grain organique de ses Marshall vintage. On sent l'influence des sessions à Muscle Shoals : c'est plus chaud, plus soul, plus "vrai". Quand ils nous balancent les nouveaux titres comme “In Love” ou “Natural Woman”, la fosse se transforme en une masse mouvante de corps en transe. "On voulait que cet album sonne comme si on était tous dans la même pièce, sans filet, sans triche," confiait Pablo en interview récemment. Promesse tenue. Le clou du spectacle ? Une reprise survitaminée de Little Richard (Keep A-Knockin'). C'était du pur rock’n’roll originel, joué avec une intensité punk qui a fini d'achever les derniers sceptiques. Mais le moment de grâce absolue arrive quand Pablo, possédé par ses propres riffs, décide de sauter micro à la main et de jetter dans la foule pour chanter au milieu de la fosse. Une leçon de charisme et de proximité. On n'est plus à Villeurbanne, on est dans une église au fin fond du Mississippi, et le diable mène la danse.
L'orgasme Final Sur Black Sabbath
C’est le moment que personne n’avait vu venir. Pour le rappel, Pablo van de Poel s'avance et balance un riff que 1000 personnes connaissent par cœur : celui de War Pigs. La foule explose. Et là, surprise totale : Elin Larsson remonte sur scène. Elle ne chante pas la reprise, elle l’incorpore. Sa voix d’acier se marie parfaitement à la fuzz monolithique de DeWolff. C’est monstrueux. Les Hollandais sont possédés, Robin Piso torture son Hammond comme jamais. Et soudain, Elin fait ce que toute icône du rock devrait faire : elle lâche le micro au milieu d'un solo dantesque de Pablo, et elle saute à nouveau dans la foule. Elle a fini le titre à kiffer dans le pit avec nous, portée en triomphe par un public lyonnais en fusion totale.
Le Verdict Du Pit
On est sortis de La Rayonne avec les oreilles qui sifflent la mélodie du bonheur et les fringues trempées. Que ce soit la fureur d'Elin ou la virtuosité des frangins Van de Poel, Villeurbanne a pris une leçon. Pas de fioritures, juste du talent pur, du matos qui sent le chaud et de l'énergie brute. Si tu as raté ça, va brûler un cierge à la mémoire de tes tympans.
Xylia pour Yog Sothoth Photography.
Stay Heavy, Stay Wild.
Live report complet de la Nuit Du Métal #2 à Valence !!!

Monkey3 ✘ Mars Red Sky ✘ Monkeys On Mars
LA NUIT DU MÉTAL #2 : QUAND LES SINGES FONT DISJONCTER LE THÉÂTRE DE VALENCE !
Ce 21 mars 2026, le Théâtre de la Ville a troqué Molière contre des amplis Green Matamp et Marshall. Organisée par les acharnés de La Boîte en Métal en collaboration avec le Théâtre de la Ville de Valence, cette deuxième édition de la nuit du métal a attiré environ 250 passionnés dans un cadre somptueux. Dehors, c'est le printemps, mais dedans, c'est l'hiver nucléaire et le psychédélisme lourd qui règnent.
Monkey3 : Les Suisses Qui Ont Failli Cramer La Baraque !
Ce sont les Lausannois de Monkey3 qui ouvrent le bal. Et ils ne sont pas là pour trier les clous du cercueil, ils sont là pour nous rappeler que chanter, c’est surfait quand on a des pédales d'effets.
On est sur du rock instrumental cinématographique, puissant, limite progressif. Ils défendent leur dernier opus Welcome to the Machine, et bordel, la machine, elle a surchauffé dès le premier round !
Les visuels sont hypnotiques, les riffs de Boris sont massifs, et la batterie te martèle le thorax.
C’est une expérience spirituelle, mec. Le guitariste, Boris, est un sorcier, ses solos s’envolent au-dessus d'une base rythmique qui cogne comme un marteau-piqueur sous Valium. Le public était transporté, les yeux fermés pour certains, le headbang lent et lourd pour les autres. La prestation était d'une précision chirurgicale. On sent que les mecs vivent leur musique comme un rituel. Pas besoin de paroles, l'émotion passe par les vibrations du sol.
Le set se termine en apothéose, le public en transe, le groupe quitte la scène sous une ovation…
Et là, 3 minutes après la dernière note, alors qu'on reprend nos esprits : DRIIIIIIIIIIIN ! L’alarme incendie se met à hurler comme une banshee en colère.
"Tout le monde dehors !" Évacuation générale. On se retrouve tous sur le trottoir, à se demander si c'est un rappel surprise ou un coup monté.
Le coupable ? La fumée de scène de Monkey3, tellement épaisse et persistante qu'elle a fini par convaincre les capteurs du théâtre que les planches étaient en train de rôtir. Heureusement, ce n'était que du show, et après un petit tour au frais et une bonne rasade de bière, on a pu regagner nos sièges (un peu moins) veloutés.

Mars Red Sky : L'apesanteur Bordelaise Après La Tempête !
Après l'émotion de l'évacuation, le trio bordelais Mars Red Sky débarque pour apaiser nos âmes (et nos oreilles). Fraîchement revenus de leur tournée pour Dawn of the Next, ils nous ont plongés dans une brume psychédélique épaisse. Visuellement, c’est une immersion totale : les projections psychédéliques te bouffent le cerveau, Julien Pras et sa voix éthérée, presque angélique, flottent au-dessus d'une basse qui te fait vibrer les vertèbres comme si tu étais assis sur un marteau-piqueur.
Pas de fioritures, juste une maîtrise totale. On sent qu'ils ont poncé les planches des plus gros festivals. Les mecs sont soudés, les morceaux s'étirent comme des chewing-gums cosmiques. C’était beau, c’était lourd, c’était Mars quoi.
Monkeys On Mars : L'hydre À Sept Têtes !
Le clou du spectacle. Pour ceux qui dorment au fond, Monkeys On Mars, c'est la fusion entre Mars Red Sky et Monkey3. Sept musiciens sur scène pour jouer leur EP collaboratif sorti fin 2025. C'est du "Space-Prog" sous stéroïdes.
Deux batteries, deux basses... Tu imagines le mur de son ? On a eu droit à Hear the Call et Seasonal Pyres dans des versions dantesques. C’est organique, c’est fou, c’est une véritable jam de luxe orchestrée par des maîtres. Voir Julien Pras échanger des regards complices avec les gars de Monkey3 pendant que le son monte en puissance jusqu'à l'explosion finale, c'était tout simplement magique. On n'est plus à Valence, on est en orbite autour de Jupiter sans billet de retour.
Le Rappel : Il Était Une Fois Dans L'espace-Fuzz
Alors qu’on pensait que nos tympans allaient enfin pouvoir prendre leur retraite, la bande des sept est revenue squatter la scène pour un rappel qui a glacé le sang de tout le théâtre. Dès les premières notes de la cover d'Ennio Morricone, "Once Upon a Time in the West", l'atmosphère est devenue électrique.
Imaginez le thème mythique de Sergio Leone, cette mélodie lancinante, mais passée à la moulinette d'un mur de fuzz monumental. Avec les deux batteries qui marquent le pas comme une cavalerie lourde et les guitares qui hurlent à la mort, on n'était plus à Valence, on était dans un duel au soleil sur une lune de poussière.
C’était magistral, solennel, et d’une lourdeur absolue. Le coup de grâce parfait pour achever les derniers survivants du premier rang.
Conclusion :
Une Nuit dont on se souviendra (et la sécu aussi)
La Nuit du Métal #2 a tenu toutes ses promesses. Entre la maîtrise technique, la poésie lourde et ce final dantesque à sept, on a pris une leçon de Rock avec un grand R. La Boîte en Métal a encore frappé juste. On repart les oreilles sifflantes, le sourire aux lèvres, et avec une seule envie : que la Nuit du Métal #3 arrive plus vite que le prochain passage de la comète de Halley.
Xylia pour Yog Sothoth Photography !











































































































































































































































































































































