2025/24/03 Sainté en Flammes : Entre Crête d'Iroquois, Cagoules et Punk à l'Huile de Coude !

 

Affiche Poésie Zéro au Fil Saint Etienne

Le RéparateurKrav Boca Poésie Zéro

 

Vendredi 24 octobre 2025, Saint-Étienne a été frappée de plein fouet par un ouragan d'émeutes sonores au Fil, la Scène de Musiques Actuelles qui fait vibrer la ville depuis 2008.

Le Fil, ce temple de la décibel qui accueille quelque 80 lives par an, a vu sa jauge bien remplie ce soir, malgré un ciel stéphanois qui hésitait entre la morosité industrielle et une humidité digne d'un marécage post-apocalyptique. Mais peu importe la météo, l'air était électrique et la foule compacte attendait sa dose de chaos. Ce soir, on était là pour la trinité sainte du punk-rock / rap-punk qui te met la tête à l'envers et les idées bien en place : Le Réparateur, Krav Boca et les énervés cosmiques de Poésie Zéro !

 

Le Réparateur : Le duo qui te visse la tête à l'envers !

Ce soir, au Fil, le public était déjà en nage. Le Réparateur, c'est l'essence même du punk : ça sent le blouson en cuir, la bière tiède et la sueur salée d'un mec qui en a ras le bol du quotidien.

Sur scène, ils défendent encore les pépites de leur dernier méfait discographique, tout en rappelant qu'ils sont en tournée quasi permanente depuis qu'ils ont appris à tenir un médiator. Pas de fioritures, pas de lightshow à 10 000 balles, juste de l'énergie pure.

Leur set est un enchaînement de crasse sonore et de mélodies efficaces qui te rentrent dans le crâne comme un coup de boule bien placé. Leur batteur a d'ailleurs frôlé l'arrêt cardiaque, explosant son kit à plusieurs reprises sous la violence des coups. C'était la guerre sur les fûts, une débauche de fureur rythmique qui a pulvérisé la batterie et les derniers restes de timidité du public. Une entrée en matière fracassante, sans fioritures, juste l'urgence du punk qui te hurle dessus pour te réveiller.

Mission accomplie, la salle est bouillante !

 

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Krav Boca : Le rituel pyrotechnique du rap-punk masqué !

Le changement de plateau a été un prélude de tension. L'ambiance devient moite, les masques de gaz sont sortis, et le public sait que la guerre va éclater. Krav Boca, la troupe de rap-punk masquée, n'est pas juste un groupe, c'est un putain de rituel, un coup d'État scénique.

Avec leur dernier album « Heretic » sorti l'an passé et le tout frais EP « Dernier Métro » qui tourne en boucle sur les platines des punks éclairés, le groupe franco-grec est en tournée marathon. Et quel spectacle ! Les masques de la troupe confèrent une aura mystique, quasi insurrectionnelle. Sur scène, ça rappe avec la rage de l'asphalte et ça punk avec la violence d'une émeute. Ce soir, on a eu droit au fameux numéro de la meuleuse ! Les étincelles ont jailli sur le devant de la scène du Fil, l'odeur du métal chauffé et des flammes (oui, il y a de la pyrotechnie, putain !) a embrasé la fosse.

Mais le show, c'est bien plus que la musique ! Krav Boca, c'est une performance protéiforme qui t'explose les rétines. On a vu débouler un Démon de feu, jonglant avec des flammes, crachant le brasier, hypnotisant la foule, l'essence et le danger flottant dans l'air. Puis, c'est la silhouette d'une Trapéziste qui défie le plafond du Fil, se balançant au-dessus du chaos des pogos avec une grâce de cygne et une rage de guerrière. Et la Chrysalide qui fond, avec son jet d'acide au visage, c'est du cinéma de série Z mélangé à la plus pure tradition du punk-théâtre. Ce n'est pas un concert, c'est une transe collective où les spectateurs deviennent acteurs de cette folie circassienne. Le message est clair, engagé, et il cogne fort, rappelant l'importance de "Vivre libre ou mourir" avec une ferveur que même les Bérus' envieraient. L'énergie du public était telle qu'on se prenait des jets de bière et des gobelets vides en pleine gueule, mais franchement, c'est ça qu'on vient chercher !

 

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Poésie Zéro : L'apothéose du punk stupide et très en colère !

La messe est dite, place à l'évangile du NUL. Poésie Zéro, c'est l'incarnation de la "nullité" érigée en art, le trio parisien qui a fait le Hellfest 2023 et qui multiplie les dates partout où il y a un mur à taper. Eux, ils sont là pour te dire que tout est de la "merde" et qu'ils sont "stupides", le tout sur des brûlots punk-rock speed et décalés.

Le chanteur, le "punk très en colère (et stupide)", accompagné de ses "deux employés 'quasi musiciens' bénévoles proches du licenciement" ne lâche rien de son personnage. C'est l'autodérision qui fait mouche et le public adhère à cette "Fédération Internationale de Poésie Zéro". Le set a balancé les hymnes de la médiocrité triomphante comme "POGOTER" (dont le clip est sorti il y a peu), "C'est nous les punks" et les titres de leur dernier pavé "L'ALBUM BLEU Pt. 3". Sur scène, c'est le chaos organisé, entre les blagues, les insultes à la foule et les morceaux qui durent rarement plus de deux minutes. C'est trash, c'est potache, c'est bourré de gros mots et de second degré, mais musicalement, ça envoie du pâté de tête !

Mais parlons du chaos, du vrai, celui qui fait honneur à la salle ! Dès les premières notes, le Fil s'est transformé en asile à ciel ouvert. Le public n'était plus en face de la scène, il était DESSUS ! Les barrières étaient facultatives, les pogos monstrueux, et on a vu des dizaines de kids se ruer pour partager le micro, faire des stage dives improvisés ou juste hurler leur rage stupide à côté du chanteur.

Et là, moment d'anthologie, la fusion nucléaire ! Pour un final dantesque, Krav Boca est revenu sur scène, masques contre visages débraillés. On a eu droit à un feat explosif, transformant la scène en zone de combat : Rap-Punk Masqué meets Punk Colérique et Stupide. Le bordel était total, les décibels au rouge, et les deux groupes ont prouvé que l'anarchie, ça s'organise avec des riffs et des masques à gaz. C'était la fin du monde en direct, l'apothéose du vandalisme sonore !

 

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Conclusion : L'acier est chaud à st-étienne !

Ce soir, Le Fil n'a pas seulement vibré, il a saigné les décibels. Trois groupes, trois visions du punk, mais une seule et même énergie : celle qui te prend aux tripes et te dit de tout envoyer valser. Le Réparateur a dézingué les fondations (et sa batterie), Krav Boca a allumé les mèches avec la fureur des masques et de la pyrotechnie, et Poésie Zéro a achevé la foule dans l'hilarité, la rage la plus primaire et un feat monstrueux qui restera dans les annales stéphanoises du chaos.

Saint-Étienne a prouvé que l'acier de ses musiques actuelles est toujours aussi chaud. On en ressort lessivé, les oreilles qui sifflent, le tee-shirt trempé, et le cœur blindé d'une haine joyeuse.

 

Xylia pour Yog Sothoth Photography.

Restez connectés, la prochaine décharge arrive plus vite que le licenciement du batteur.