2026/04/08 Orgasme Rétro Et Transes Psychédéliques : Le Braquage Sonique De Villeurbanne !

 

Affiche concert Blues Pills et Dewolff Lyon 2026

Dewolff ✘ Blues Pills

 

Salut les chevelus ! C'est Xylia qui vous cause, en direct de la fournaise. On range les perfectos au vestiaire (ou plutôt on les laisse fondre sur le dos) et on sort les lunettes de soleil pour ce qui s'annonce comme la messe du Blues la plus poisseuse de l'année.

Un immense merci à Mediatone et Veryshow pour l'accréditation et pour avoir permis à Yog Sothoth Photography de capturer les sueurs et les vibrations de cette soirée.

On est à La Rayonne, ce bastion de la culture à Villeurbanne qui commence à avoir de la bouteille (le lieu a bien mûri depuis son ouverture !). On affiche complet ou presque ce soir , les vestes à patchs côtoient des chemises à fleurs improbables. Dehors, c'est le printemps, mais dedans, on a franchi les 2000°C. On est prêts à se faire déboîter les cervicales par le groove.

 

Blues Pills : Une Messe Rock’n’Roll Monumentale !

Blues Pills n’a pas fait de prisonniers. Portés par une actualité brûlante, le dernier album Birthday tournant en boucle partout les Suédois ont transformé la salle en un véritable temple païen. On attendait de voir comment le groupe allait digérer les récents changements de line-up pour cette cuvée 2026, et la réponse a été cinglante : le groupe a retrouvé la fureur de ses débuts.

En se qui concerne le son, parlons-en, un déluge de matos vintage et des murs de Marshall poussés dans le rouge, délivrant ce grain crémeux et puissant qui définit le Rock avec un grand R. Zack Anderson, désormais bien ancré à la guitare, a balancé des riffs d'une lourdeur monolithique, à la basse, la nouvelle venue Agnes Roslund remplace Kristoffer Schander avec une précision chirurgicale et une énergie martiale et derrière les fûts, Lina Anderberg (assurant l’intérim d’un André Kvarnström blessé) a fait preuve d'un punch phénoménal, complétant une section rythmique qui nous a littéralement défoncé les côtes. Mais la véritable décharge électrique vient de la patronne Elin Larsson. loin de l’image introspective de ses récentes interviews sur la maternité, elle est entrée en scène comme une lionne en cage, crinière au vent. Dès l’entrée fracassante sur High Class Woman, elle a prouvé qu'elle n'était pas humaine.

Le moment de grâce absolue est survenu au milieu du set : en pleine transe, jugeant la scène trop étroite, Elin a sauté dans la fosse. Micro au poing, elle a fini le morceau au milieu des fans en état de choc, sa voix "décollant la plèvre" de ceux qui se trouvaient à dix centimètres d'elle. Une communion sauvage, totale et sans filtre, Le rappel a été fatal, ne laissant aucun répit au public avec un enchaînement de haut vol avec Little Sun des frissons ont parcouru toute la salle et sur Devil Man , l'ultime déflagration, Elin a hurlé comme si sa vie en dépendait, clôturant une performance où le groupe n'a laissé aucun survivant. Une démonstration de force pour Blues Pills qui prouve que, malgré les changements de visages, l'âme et la puissance du groupe restent intactes en 2026.

 

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DeWolff : L'Ouragan Hollandais au Hammond en Furie

Prendre la suite après un tel séisme (merci Elin Larsson) ? Pour DeWolff, c'est juste un mercredi soir ordinaire. Ces mecs ne sont pas des musiciens, ce sont des alchimistes qui transmutent le plomb du quotidien en or 24 carats. Leur actualité ? Ils arrivent avec le cuir encore fumant de leur tout nouvel opus, "Muscle Shoals" (sorti fin 2024, mais qui squatte déjà nos platines en boucle en ce printemps 2026). Enregistré dans les studios mythiques de l'Alabama, ce disque est une déclaration de guerre à la musique aseptisée. Et sur scène, mon pote, c’est une autre dimension. Le set démarre et c’est la claque immédiate. L'orgue Hammond de Robin Piso ? Une bête sauvage. Il crache des flammes psychédéliques, secoué par son propriétaire comme s'il voulait lui arracher ses secrets les plus sombres. On jurerait que l'instrument va imploser. À côté, Luka van de Poel martèle une batterie sèche, puissante, un groove tellement infectieux qu'il ferait danser un cul-de-jatte. Et puis, il y a Pablo, le guitar hero habité, le mec nous gratifie de solos qui montent jusqu'au plafond, portés par le grain organique de ses Marshall vintage. On sent l'influence des sessions à Muscle Shoals : c'est plus chaud, plus soul, plus "vrai". Quand ils nous balancent les nouveaux titres comme In Love” ou Natural Woman”, la fosse se transforme en une masse mouvante de corps en transe. "On voulait que cet album sonne comme si on était tous dans la même pièce, sans filet, sans triche," confiait Pablo en interview récemment. Promesse tenue. Le clou du spectacle ? Une reprise survitaminée de Little Richard (Keep A-Knockin'). C'était du pur rock’n’roll originel, joué avec une intensité punk qui a fini d'achever les derniers sceptiques. Mais le moment de grâce absolue arrive quand Pablo, possédé par ses propres riffs, décide de sauter micro à la main et de jetter dans la foule pour chanter au milieu de la fosse. Une leçon de charisme et de proximité. On n'est plus à Villeurbanne, on est dans une église au fin fond du Mississippi, et le diable mène la danse.

L'orgasme Final Sur Black Sabbath

C’est le moment que personne n’avait vu venir. Pour le rappel, Pablo van de Poel s'avance et balance un riff que 1000 personnes connaissent par cœur : celui de War Pigs. La foule explose. Et là, surprise totale : Elin Larsson remonte sur scène. Elle ne chante pas la reprise, elle l’incorpore. Sa voix d’acier se marie parfaitement à la fuzz monolithique de DeWolff. C’est monstrueux. Les Hollandais sont possédés, Robin Piso torture son Hammond comme jamais. Et soudain, Elin fait ce que toute icône du rock devrait faire : elle lâche le micro au milieu d'un solo dantesque de Pablo, et elle saute à nouveau dans la foule. Elle a fini le titre à kiffer dans le pit avec nous, portée en triomphe par un public lyonnais en fusion totale.

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Le Verdict Du Pit

On est sortis de La Rayonne avec les oreilles qui sifflent la mélodie du bonheur et les fringues trempées. Que ce soit la fureur d'Elin ou la virtuosité des frangins Van de Poel, Villeurbanne a pris une leçon. Pas de fioritures, juste du talent pur, du matos qui sent le chaud et de l'énergie brute. Si tu as raté ça, va brûler un cierge à la mémoire de tes tympans.

Xylia pour Yog Sothoth Photography.

Stay Heavy, Stay Wild.