Ambérieu en transe : Quintana et Nashville Pussy pulvérisent les Triplettes!

Nashville Pussy ✘ Quintana Dead Blues Experience
Salut les assoiffés de gros sons et les maniaques du médiator ! Ici Xylia, l’œil (et surtout l'oreille) de Yog Sothoth Photography.
Ce soir, j’ai posé mes Doc Martens à Ambérieu-en-Bugey. Si tu penses que l'Ain, c'est juste des poulets de Bresse et des paysages bucoliques, détrompe-toi : aux Triplettes Social Club, ça sent la sueur, la bière artisanale et le gasoil. En ce mercredi 13 mai 2026, la météo est aussi lourde que le riff d'un groupe de Sludge, et l’air vibre d’une électricité qui annonce l’orage… ou un sacré bordel scénique.
Quintana Dead Blues Experience : La Machine De Guerre Électro-Blues
L’ordre de passage est clair : on commence par nous briser les os avant de nous achever. Piero Quintana déboule avec son fidèle batteur, Adrien Schiavone, pour une dose de "Dead Blues" qui porte bien son nom. Oublie le blues de papy au coin du feu, là on est sur du radical, du sauvage.
Depuis la sortie de leur dernier effort et la tournée qui suit le projet Wild As Fire, Piero semble possédé. Le mec fait corps avec sa gratte, balançant des riffs qui suintent la haine et l'amour vache. L’arrivée de la batterie en live apporte cette dimension "machine" qui te cogne l'estomac sans sommation. Leur prestation, c'est un mélange de tension sexuelle et de violence gratuite.
Le moment culte : On en parle encore, car ils vont finir le concert directement dans la fosse, avec les fûts de batterie qui volent et Piero qui transpire son blues à deux centimètres de nos tronches, c'était d'une sauvagerie rare. Pas besoin de grande scène quand on possède l'arène. C’est organique, c’est sale, et ça t’imprègne comme l'odeur du tabac froid et ça laisse le public d’Ambérieu complètement groggy. Une transe électrique qui a transformé la salle en un bayou cauchemardesque.
Nashville Pussy : L’évangile Selon Saint-Bourbon
Quand Nashville Pussy débarque, t'as l'impression qu'une tornade venue de Géorgie vient de défoncer le mur du Triplettes. Blaine Cartwright, avec son chapeau vissé sur le crâne et sa tronche de vieux briscard, est là pour nous rappeler que le Rock'n'Roll n'est pas mort, il est juste très mal élevé. À ses côtés, la déesse de la six-cordes, Ruyter Suys. Cette femme n'est pas humaine, c'est une entité électrique. Elle ne joue pas de la guitare, elle la possède, elle se roule par terre, elle fait des headbangs à te dévisser les cervicales tout en balançant des solos venus d'ailleurs. L'actu du groupe est bouillante : ils tournent pour présenter leur nouveau bébé, le maxi "10 Inches Of Pussy Season 1". Et bordel, les nouveaux morceaux comme Jacking Off And Taking Names s'insèrent dans la setlist comme des lames de rasoir dans un gâteau d'anniversaire : ça coupe net et ça fait un bien fou. À gauche de la scène, Bonnie Buitrago a encore une fois prouvé qu'elle était la gardienne du temple. Cette meuf est un aimant à regards. Ancienne fan devenue pilier indispensable, elle martèle ses cordes avec une précision chirurgicale et une classe "no-bullshit" qui permet à la tornade Ruyter Suys de partir en vrille totale. Et que dire de Dusty "Motherfucking" Watson derrière les fûts ? Le mec a cogné pour Dick Dale et les Sonics, alors autant vous dire qu'il n'est pas là pour trier les lentilles. C'est un bûcheron des enfers ; chaque coup de grosse caisse était un uppercut dans le plexus du public, le moteur V8 hurlant d'une machine lancée à 180 km/h.On a eu droit à tous les classiques : "High As Hell", "Go Motherfucker Go".. Le public est en transe.Les verres volent (presque), et l'énergie est purement animale. C'est sale, c'est bruyant, c'est Nashville Pussy. Pas de chichis, juste du High Octane Rock'n'Roll qui te repeint les tympans en noir et rouge.
Post-Pogo : L'Heure de l'Inventaire
Bilan des courses ? Un Triplettes Social Club qui a tenu bon malgré les assauts répétés des décibels. On est repartis de là avec les fringues trempées et l'impression d'avoir survécu à un crash d'avion dans les Appalaches. Quintana a posé la dynamite, Nashville a allumé la mèche. Une soirée d'anthologie où le Rock'n'Roll a triomphé de la bienséance. Allez, je vais essayer de retrouver mes clefs de bagnole dans la fosse.
Restez sales, restez rock, et on se retrouve au prochain pogo !
Xylia pour Yog Sothoth Photography.















































