Orion – A Metallica Experience ✘ Wesmaguhl ✘ Doctor Cunningham
Jour 1 : Vendredi 14 Novembre 2025, Le Beaujolais Nouveau est arrivé, et il a un goût de soufre !
Salut la meute ! C’est Xylia, votre envoyée spéciale au cœur du brasier pour Yog Sothoth Photography. De retour de la fosse du Beaujo’Fest, et autant vous dire que mes cervicales demandent l'asile politique. Le Beaujo'Fest 2025, Acte III, c'était la promesse de deux jours d'émeute totale à Saint-Georges-de-Reneins (La Pirogue). Troisième édition, et déjà, les organisateurs ont prouvé qu'ils avaient le couteau entre les dents : GUICHET FERMÉ depuis le mercredi. Fini les blabla ! Le public, compact et affamé, a répondu présent malgré un putain de froid de gueux et une humidité qui te rentre dans les os. L'ouverture s'est faite sous le signe de la transmission avec le Beaujo’Kids, initiant les nains de jardin de l'école locale aux joies du Rock. Une fois la Beaujo’Taverne inaugurée sous les vivats, l'ambiance est montée d'un cran. Entre hommages poignants et pyrotechnie montagnarde, le premier soir a posé les bases d'un week-end d'anthologie.
Doctor Cunningham : L’Overdose de Fuzz en Hommage à Thomas
Oubliez la Sécu et le serment d'Hippocrate. Chez les Lyonnais de Doctor Cunningham, on soigne le mal par le mal, et la dose est létale. Venus présenter leur "ordonnance" au Beaujo’Fest, le groupe a transformé la scène en salle d'opération à cœur ouvert pour un hommage monumental à leur bassiste Thomas, parti rejoindre le panthéon des rockers. Pour administrer ce traitement de choc, ce n'est pas un, mais trois mercenaires de la basse (Alex, Alban, Vincent) qui se sont relayés pour faire vrombir les cordes. Une thérapie de groupe ultra-physique où l’émotion se lit entre deux larsens. Le diagnostic ? Une baffe monumentale. Entre humour noir (les prescriptions sur la setlist sont collector) et Stoner massif, Doctor Cunningham a prouvé que le gros son est le meilleur des remèdes. On a eu les tripes secouées et le cœur en miettes. En cas d'urgence : Jetez votre Doliprane et allez prendre une dose de Cunningham. C'est remboursé par la fureur de vivre.
Wesmaguhl : La Pirogue Transformée en Galère de l’Enfer
Le Folk Métal, c'est souvent la fête. Mais les Grenoblois de Wesmaguhl ont prouvé que la fête, ça pouvait être une putain d’invasion Viking bien vénère ! Leur arrivée sur scène a été l'événement du week-end : leur premier show avec de la pyrotechnie. Ces guerriers alpins ont fait mieux que jouer un concert : ils ont transformé la salle en une véritable galère de forçats ! Ordre a été donné au public de s’asseoir et de… RAMER ! Les mecs se sont pliés au jeu, l’énergie était au max. Entre les blasts de flûte et les riffs Folk Black, la foule transpirait déjà pour sa survie. Après s'être bien défoulés, ces cinglés repartent dans leurs montagnes, boostés à bloc pour leurs futures conquêtes en 2026. On est prêt à monter sur le drakkar, avec ou sans gilet de sauvetage.
Orion – A Metallica Experience : Master of Beaujolais
Faut être sacrément gonflé, ou avoir une paire de testicules en acier trempé, pour s’attaquer au répertoire des Seigneurs du Thrash. Mais quand tu t’appelles ORION, tu ne joues pas à la poupée avec le catalogue de Metallica ; tu réincarnes l’âme de ’Tallica avec une dalle de loup affamé. Venus tout droit de leur bastion du Nord, ces types-là ont le Metallica dans le sang, au point qu’on se demande s’ils n’ont pas été infusés au Jack Daniel’s et aux bandes magnétiques de 1986. Alors que les vrais Four Horsemen continuent de faire vibrer les stades avec leur M72 World Tour et des setlists qui font parfois jaser, Orion, eux, reviennent à l’essence même du vice. Pas besoin d'écrans circulaires géants à 360 degrés quand tu as cette précision-là. Dès les premières notes, on sent que les mecs ont poncé les vidéos de Seattle 89 jusqu'à la corde. Le public, déjà bien entamé par les groupes précédents, s'est transformé en une seule et même entité hurlante. Sur "Battery", j'ai vu des types de 50 ans pogoter comme s'ils en avaient 15, portés par une double-pédale qui te recalibre les battements de cœur. "Pas de chichi, pas de fioritures inutiles : juste l'artillerie lourde servie sur un plateau d'argent (ou de sang)." Le moment de grâce ? "Master of Puppets". Quand le solo mythique a retenti, les poings se sont levés comme un seul homme. Zéro fausse note, une exécution chirurgicale qui ferait passer un métronome pour un batteur de jazz bourré. Ils possèdent ce "Metallica spirit" de manière presque indécente, portant chaque classique au bout de leurs médiators avec une ferveur qui transpire le respect. Ils ont clos ce vendredi en rappelant à la foule compacte pourquoi on bouffe du bitume pour ces festivals : pour le Métal, le vrai, celui qui t'écrase les vertèbres mais qui te remet les idées en place. Une fin de soirée tonitruante, une baffe monumentale qui laisse un goût de soufre et de victoire dans la bouche.
Conclusion Jour 1 : La Nuit des Têtes Brisées.
Le Vendredi soir, c'était le calme avant la tempête ? Mon cul ! C'était un coup de semonce. Entre l'émotion brute des Cunningham, la folie païenne de Wesmaguhl, et la déferlante Thrash d’Orion, mes cervicales n'ont eu aucun répit. La bière était fraîche, la fosse était chaude, et le Beaujo'Fest a lancé son Acte III avec la violence d'un rouleau compresseur. La nuit a été courte, peuplée de visions de galères, de Thomas souriant et de "Yeah-Yeah" hurlés. Demain ? Deux scènes, des changements de line-up et un dernier adieu qui s’annonce légendaire. Le sang, le chaos et le vin sont prêtspour le Jour 2.
Xylia pour Yog Sothoth Photography.
































































































































