Affiche Lions Métal Festival 2026

Shrimpaler Hellixxir Aesmah Warside Darkfall Exocrine Maceration NightrageHateEquilibrium Massacra Legacy

 

Salut les métalleux ! Ici Xylia, votre plume acérée pour Yog Sothoth Photography.

Vous le savez, le Lions Metal Fest n'est pas juste un festival de plus au calendrier, c'est le pèlerinage obligatoire pour tout fan de métal extrême qui se respecte. Pour cette 8ème édition, ce week-end de la Pentecôte 2026, la salle du Trait d'Union à Montagny s’est transformé en une véritable zone de guerre sonore. La météo, fidèle au poste pour cette Pentecôte, nous a gratifiés d'un samedi caniculaire qui a transformé la fosse en un chaudron bouillonnant. Entre la moiteur ambiante, la ferveur des bénévoles ces héros de l'ombre qui portent le fest à bout de bras ainsi qu’ une affiche qui ferait passer une éruption volcanique pour une sieste au soleil, on a vécu un samedi 23 mai mémorable.

Voici le récit de cette première journée où la sueur et le métal ont coulé à flots.

 

Shrimpaler : "Already Doomed", et toi aussi !

Si vous n'étiez pas devant la scène à midi pétante, vous avez raté le coche. Les gars de Shrimpaler (Emile au chant/basse, Awen à la batterie, Alexis et Alix aux guitares) sont arrivés sur scène avec la dalle du loup, confirmant tout le bien qu'on pensait de leur EP Already Doomed, sorti en septembre dernier.  Leur crossover thrash/thrash metal, dopé aux influences hardcore punk, a littéralement secoué la salle. Dès les premières secondes, le ton est donné : des rythmiques variées, des riffs corrosifs qui vous rentrent dans le crâne, et cette agressivité pure qui leur vaut d'être cités comme un véritable renouveau de la scène thrash. Sur scène, ça ne triche pas. Le chant hargneux d'Emile a harangué le public, bien aidé par une technique indéniable qui transforme leurs compos "sauce pimentée" en un rouleau compresseur. 

Le set a enchaîné les pépites de leur EP, avec une énergie brute qui n'a pas laissé le temps de respirer. Ils ont cette capacité rare à capturer l'énergie du live, un aspect déjà remarqué lors de leurs récents passages lyonnais, notamment au Rock'N'Eat ou au WarmAudio plus tôt cette année. C'était une entrée en matière chirurgicale : efficace, sans fioriture, et surtout, putain de méchante.

En conclusion, si Shrimpaler est le futur du thrash français, on est entre de bonnes mains... ou plutôt, on va finir entre leurs griffes. Une prestation qui prouve que la scène lyonnaise est en pleine ébullition. Si vous ne les avez pas encore vus, dépêchez-vous de checker leur vinyle jaune, parce qu'après ce Lions Metal Fest, les places vont devenir chères !

 

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Hellixxir : Le vintage qui fait mal

Si vous pensiez que le calme des Monts du Lyonnais allait adoucir les mœurs, c'est que vous n'aviez pas prévu le passage des Isérois de Hellixxir. Depuis 2001, le groupe nous traîne dans leurs contrées sombres, mélangeant thrash, death et cette noirceur black metal qui leur colle à la peau.Fraîchement débarqués avec leur quatrième album, l'impressionnant Beyond The Frame (sorti fin 2025 chez M&O Music), les gars de Grenoble étaient attendus au tournant. Et autant vous dire qu'ils n'ont pas fait les choses à moitié. Marc V. (chant/guitare) et sa clique ont immédiatement posé une ambiance lourde, presque oppressante, dès les premières notes. La setlist, pensée comme un voyage dans la tourmente, a alterné entre la nouveauté et les classiques indémodables:

Marc est habité, Loran à la basse et Julien à la gratte assurent un mur du son massif, tandis que Nico à la batterie martèle ses fûts avec une précision chirurgicale qui ferait pâlir d'envie un horloger suisse. Voir Larvatus Prodeo en live, c'est comprendre toute la portée du concept-album : une narration tortueuse, une haine brute qui se transforme en mélodies sombres et glaciales. Le public, connaisseur, n'a pas mis longtemps à headbanger en rythme sur les riffs incisifs de The Black Fortress. Hellixxir prouve une fois de plus, après plus de 20 ans de carrière, qu'ils n'ont rien perdu de leur rage. Ils restent des artisans du métal extrême, ceux qui ne cherchent pas l'artifice mais l'efficacité pure, l'immersion totale dans les abîmes de l'âme.

 

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Aesmah : La mélancolie tranchante

Puis, le vent a tourné. L'arrivée des Lyonnais sur scène a marqué une rupture atmosphérique saisissante. Désormais rodés dans leur nouvelle configuration en quintet, les musiciens ont livré une prestation d'une intensité rare. Liza s’est imposée comme une véritable force de la nature, passant de murmures éthérés à des growls abyssaux avec une aisance qui en a laissé plus d'un, moi la première, bouche bée. Entre les textures oniriques et la brutalité viscérale de leurs compositions, le groupe actuellement en pleine finalisation de son prochain opus a hypnotisé l’audience, transformant le festival en un voyage mélancolique de haute voltige. Un moment de grâce absolue, à la fois sombre et techniquement irréprochable.

 

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Warside : Le rouleau compresseur lyonnais a tout ravagé !

L'ambiance est lourde, le public est en sueur, et il y a une tension palpable dans l'air. Pourquoi ? Parce que les Lyonnais de Warside viennent de débarquer sur scène. Depuis leur formation en 2018, ces gars-là ont tracé leur route, des clubs underground aux tournées européennes aux côtés de légendes comme Vader. Mais là, pour cette édition 2026, avec la sortie toute fraîche de leur album Cognitive Extinction (avril 2026, chez Gruesome Records), on sent qu'ils ont franchi un palier.

La boucherie commence, dès les premières secondes, le ton est donné ce n'est pas un concert, c'est un raid blindé. Le quatuor, mené par Mathieu au chant, nous balance Invasive Thoughts en pleine face. Le son est massif, chirurgical. On sent l'influence de Kevin Paradis (Benighted) qui a supervisé les batteries de l'album, ça cogne, c'est précis, c'est brutal. Le set enchaîne sans aucun répit. Mindfracture suit, et là, la fosse commence à se transformer en zone de guerre. Warside, c'est ce mélange savant de Brutal Death Metal old-school avec ces petites pointes de grindcore qui viennent tout déstabiliser. Ça alterne entre des passages ultra lourds, sombres, et des accélérations techniques qui te donnent envie de faire un pogo tout en essayant de comprendre la complexité du riff.

Ce qui est frappant (littéralement), c’est l'évolution du line-up. Vincent à la guitare et Jérôme à la basse forment un mur de son infranchissable. Quand ils envoient Last Blood ou Synaptic Decay, on oublie vite les thématiques sociétales sur le déclin cognitif liées aux écrans pour se concentrer sur l'urgence physique du moment. C'est viscéral. Le chant de Mathieu est torturé à souhait. Il habite ses morceaux avec une violence qui rappelle les grandes heures d'Aborted, tout en gardant une identité propre, ancrée dans cette scène française qui n'a vraiment plus rien à envier aux ricains.

C’était chaotique, rapide, technique, exactement ce qu’on attendait bravo !!!

 

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Darkfall : L'invasion autrichienne

Dès les premières notes, le message était clair :

Pour leur première en France, Ils étaient attendus comme le messie. Darkfall, tout juste auréolés de leur récent split Schöcklblut n'est pas venu pour faire de la figuration. Malgré une chaleur étouffante dans la salle, le quatuor a délivré un show d'une précision chirurgicale, une véritable leçon de death metal sans compromis.  Il fallait voir la tête du public quand ils ont enchaîné les titres de leur dernier EP, Schöcklblut. Mention spéciale à "Only Death Is Real" qui vous broie les cervicales. Le nouveau batteur, intégré pour ces sessions live de 2026, a assuré une prestation monstrueuse pour son baptême du feu, ne laissant aucun temps mort aux festivaliers.  Thomas Spiwak, égal à lui-même, a prouvé qu’il restait l’un des frontman les plus intenses de la scène, communiquant sa passion viscérale pour le Death Metal entre deux assauts soniques. On a eu droit à des riffs vindicatifs, des harmoniques tranchantes et cette lourdeur massive qui fait la signature du groupe. Ce passage de Darkfall au Lions Metal Fest restera, sans aucun doute, comme l'un des sommets de cette édition. Entre la maîtrise technique, l'énergie brute et la promesse d'un album à venir, les Autrichiens ont marqué les esprits et conquis le public français dès leur première incursion. Si vous les voyez passer près de chez vous, ne réfléchissez pas : allez-y, ou vous le regretterez amèrement !

 

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Exocrine : L'équation parfaite du brutal

Quand on parle d'Exocrine, on ne parle pas juste d'un groupe, on parle d'une expérience de haute voltige. Venus tout droit de Bordeaux avec leur dernier brûlot Legend (2024) sous le bras, Sylvain Octor-Perez et sa bande ont prouvé une fois de plus pourquoi ils sont aujourd'hui une référence incontournable de la scène technique européenne. Dès les premières notes, le constat est sans appel : la rigueur est chirurgicale. Théo Gendron, derrière ses fûts, a livré une prestation physique dépassant l'entendement, maintenant des blast beats d'une vitesse ahurissante sans jamais faiblir. Le duo de guitaristes, Sylvain et Nicolas, a fait pleuvoir les riffs complexes et les solos vertigineux avec une fluidité déconcertante. Mais ne vous y trompez pas, Exocrine, ce n'est pas que de la technique froide. Jordy Besse, à la basse et au chant, a imposé une rage animale qui a immédiatement galvanisé la foule. Entre leurs growls profonds et leurs structures progressives presque cinématiques, le groupe a su briser la complexité technique par un groove lourd et addictif. Le résultat ? Un public qui a répondu par des pogos et des mosh pits déchaînés dès les premières minutes. Après avoir conquis les foules lors du Legend Tour 2025 et marqué les esprits sur la scène Altar du Hellfest, les Bordelais ont confirmé qu'ils maîtrisaient parfaitement les grandes scènes. Leur mélange de brutalité pure et d'arrangements orchestraux, parfois proches de la musique prog, crée une atmosphère unique qui vous prend aux tripes. Voir ces musiciens, capables d'une telle précision, s'impliquer avec autant de chaleur et d'énergie communicative avec le public, c'est ce qui fait la différence entre un bon concert et un moment gravé dans le marbre du metal extrême. 

 

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Maceration : La tronçonneuse danoise est toujours bien affûtée !

Dire que Maceration est une légende est un euphémisme. Formés en 1990, ces Danois ont débarqué à Montagny pour nous rappeler que le Death Metal Old School, quand il est joué avec cette patte scandinave caractéristique, n'a pas besoin d'artifices pour vous décoller la rétine. Si le groupe a connu une longue période de dormance, leur réveil en 2022 a été fracassant. Avec la sortie de leur troisième album, Serpent Devourment, en janvier 2025, ils ont prouvé qu'ils avaient encore beaucoup à dire. Et quel plaisir de voir que, si la légende Dan Swanö a passé le micro à Jan Bergmann Jepsen pour préserver ses cordes vocales, l'âme de Maceration reste intacte. Le groupe a pioché dans son histoire pour nous concocter un set d'une efficacité redoutable, alternant entre le culte A Seraphic Trance (1992) et leurs nouvelles cartouches de 2022

Le son de guitare, lourd et saturé, rappelant la fameuse pédale Boss HM-2, a littéralement haché menu l'air ambiant. C'était carré, c'était massif, et surtout, c'était authentique.

Les observateurs présents, comme nos collègues de Pavillon 666, ne s'y sont pas trompés : Maceration a livré une prestation qui, par sa structure et sa profondeur, s'inscrit sans rougir dans la lignée actuelle des meilleurs groupes comme Baest. On a senti l'expérience des musiciens sur scène ; ils ne jouent pas du Death Metal, ils l'incarnent. C'était brut, organique, et ça nous a pris aux tripes du début à la fin ! 

 

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Nightrage : La rage mélodique

Il faut dire que Nightrage, c'est une institution. Fondé par Marios Iliopoulos et Gus G. au début des années 2000, le groupe a fait ses armes à Göteborg, le berceau du Melodeath. Autant dire que le savoir-faire est gravé dans l'ADN du quintet. Une nouvelle ère, une nouvelle furieLe groupe débarque au Lions Metal Fest avec une actualité chargée : le succès de leur dixième album, Remains of a Dead World (sorti en mai 2024), et surtout, une formation consolidée autour de leur nouveau frontman, Konstantinos Togas. Et laissez-moi vous dire, le bougre a un coffre impressionnant ! Il a pris possession de la scène avec une aisance déconcertante, communiquant avec un public déjà chauffé à blanc. Un show chirurgical, Sur les planches, le duo de guitaristes Iliopoulos / Söderman, c'est de l'horlogerie suisse… enfin, de l'horlogerie grecque et suédoise ! La précision de leurs solos harmonisés est bluffante, tout en restant d'une agressivité rare. Le set a été un équilibre parfait entre les hymnes nostalgiques de leur époque dorée et les nouveaux brûlots tirés de Remains of a Dead World. C'était un véritable "rouleau compresseur". La fosse ne s'est pas arrêtée une seconde, les mosh pits se sont enchaînés, portés par une énergie que seul un groupe de cette trempe peut insuffler.

 

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Hate : L'enfer a sonné à notre porte

Quand Hate monte sur scène, on ne parle plus de concert, mais de rituel. Le groupe, mené par l'indéboulonnable Adam "ATF Sinner" Buszko, est venu nous rappeler pourquoi le Blackened Death Metal polonais est, et restera, une référence mondiale. Le groupe nous a livré une performance martiale, enchaînant les titres avec une froideur chirurgicale. La prestation de Hate a été une démonstration de force monumentale. ATF Sinner, tel un général de champ de bataille nihiliste, a mené ses troupes avec une présence imposante, sans jamais tomber dans l'arrogance. Le nouveau batteur, Nar-Sil, a martyrisé ses fûts avec une précision qui frise l'insolence, assurant des blast beats qui ont fait trembler les fondations de Montagny. Il faut souligner que le groupe est en pleine forme olympique en cette année 2026. Fraîchement revenus de la sortie de leur album Bellum Regiis en mai 2025, ils préparent déjà le terrain pour le Cybernetic Domination Tour à venir. Ce passage au Lions Metal Fest était une mise en bouche parfaite pour leur tournée européenne estivale. Ce qui frappe toujours chez eux, c'est cette capacité à passer d'une brutalité frontale à des ambiances mystiques slaves, transformant la salle en un sanctuaire occulte. 

 

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Equilibrium : La fête malgré la fin du monde

Quand on parle d'Equilibrium, on parle d'un pilier du Folk/Symphonic Metal. Mais attention, oublie le vieux groupe "peaux de bêtes" d'il y a 15 ans. Avec l'arrivée de Fabian "Fabi" Getto au chant en 2023, le groupe a opéré une véritable mue. Sur scène, Fabian est une pile électrique : il alterne growls dévastateurs et chant clair avec une aisance qui donne des frissons. Le show est un rouleau compresseur cinématographique, le constat est sans appel : le groupe propose un son massif, presque cinématographique, digne des plus grandes bandes originales de Hans Zimmer. René Berthiaume, le cerveau du projet, a orchestré une setlist qui fait le pont entre le passé festif et cette modernité électronique qui définit leur nouvelle ère. Les classiques indémodables comme Blut im Auge ou Met ont fait exploser la fosse, déclenchant des mosh pits et des walls of death comme si c'était la fin du monde. Pourtant, les titres plus récents comme Shelter, Cerulean Skies ou leur petit dernier Gnosis (sorti en 2024), s'intègrent avec une violence organique au reste du set. C'est là toute la force des Bavarois : ils ont réussi à transformer leur imagerie, désormais plus sombre et futuriste, sans jamais perdre cette communion festive qui fait leur légende. Il y a une intelligence dans la manière dont Equilibrium gère son live. Ils ne se contentent pas de jouer, ils construisent un mur de son ultra-léché grâce à des samples massifs en façade. Voir ce groupe qui, au départ, ne devait faire qu'un seul concert en 2001, dominer la scène avec une telle assurance en 2026, c'est la preuve qu'ils ont encore beaucoup à nous raconter. 

 

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Massacra Legacy : L'héritage sacré

Il fallait bien un nom aussi mythique pour clore cette première journée, et Massacra Legacy n'a pas déçu. Ce projet, né en mai 2025 sous l'impulsion de Chris Palengat, batteur historique du groupe, n'est pas un simple tribute band c'est un véritable acte de foi et de respect envers l'héritage de feu Fred "Death" Duval. Dès l'intro, l'atmosphère est devenue solennelle, portée par des jeux de lumières travaillés et des torches qui faisaient danser les ombres. Puis, la machine s'est mise en branle : "Agonizing World" et "Final Holocaust" ont déchaîné une ferveur nostalgique et destructrice dans la fosse. Moreno Grosso, au chant, a imposé une rage qui n'a rien à envier à l'original, tandis que J.A. Jacq et Don Brutal assuraient des riffs d'une précision chirurgicale sur des titres cultes comme "Atrocious Crimes" ou "Gods of Hate". Le clou du spectacle reste l'abattage de Chris Palengat. À une époque où beaucoup se reposent sur leurs acquis, le vétéran a martyrisé ses fûts avec une intensité ahurissante, prouvant que son maître blast beat est toujours une référence en France. Le moment de recueillement pour Fred "Death" a ajouté cette touche d'émotion brute qui rend leurs concerts si uniques. Après avoir enchaîné des classiques comme "Ultimate Antichrist" et fini sur "Enjoy the Violence", le groupe a quitté la scène sous une ovation méritée. Entre la composition d'un nouvel album inédit et les tournées européennes qui s'annoncent, Massacra Legacy est bien là pour reprendre le trône.

 

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Conclusion : Une première journée dans les annales

 

Quelle journée de pur chaos sonore on a vécue ! Si vous pensiez que le Lions Metal Fest 2026 allait nous laisser respirer, vous aviez tout faux. Entre le crossover thrash qui nous a réveillés à midi pétante, le death old-school danois, la brutalité technique bordelaise et la messe noire polonaise pour finir sur cet hommage magistral à Massacra, Montagny est officiellement devenue le centre du monde extrême ce samedi 23 mai.

Il est temps de glacer un peu mes cervicales et de laisser redescendre l'adrénaline. Le festival a réussi son pari fou : mêler héritage sacré et modernité dévastatrice avec une organisation en béton armé. Merci aux bénévoles, ces héros de l'ombre sans qui ce carnage organisé ne serait qu'un rêve, et merci à vous, le public, pour cette ferveur qui transforme chaque fosse en une zone de non-droit où seul compte le riff.

Les oreilles sifflent, le corps réclame une trêve, mais le cœur est définitivement conquis. Le Lions Metal Fest a gravé cette 8ème édition dans le marbre (ou dans le béton, au choix). Mais ne rangez pas vos gilets à patchs trop vite, car si cette première journée était une mise en bouche, la suite promet d'être tout aussi corrosive.

 

Xylia pour Yog Sothoth Photography.

Report de la Deuxième Journée --->