Shrimpaler ✘ Hellixxir ✘Aesmah ✘Warside ✘ Darkfall ✘ Exocrine ✘ Maceration ✘ Nightrage✘ Hate✘ Equilibrium ✘ Massacra Legacy
Salut les métalleux ! Ici Xylia, votre plume acérée pour Yog Sothoth Photography.
Vous le savez, le Lions Metal Fest n'est pas juste un festival de plus au calendrier, c'est le pèlerinage obligatoire pour tout fan de métal extrême qui se respecte. Pour cette 8ème édition, ce week-end de la Pentecôte 2026, la salle du Trait d'Union à Montagny s’est transformé en une véritable zone de guerre sonore. La météo, fidèle au poste pour cette Pentecôte, nous a gratifiés d'un samedi caniculaire qui a transformé la fosse en un chaudron bouillonnant. Entre la moiteur ambiante, la ferveur des bénévoles ces héros de l'ombre qui portent le fest à bout de bras ainsi qu’ une affiche qui ferait passer une éruption volcanique pour une sieste au soleil, on a vécu un samedi 23 mai mémorable.
Voici le récit de cette première journée où la sueur et le métal ont coulé à flots.
Shrimpaler : La claque de midi
On commence à midi, et Shrimpaler ne nous laisse même pas le temps de finir notre première pinte.Une attaque frontale avec un death/thrash qui flirte dangereusement avec le grind. Leur EP Already Doomed résume parfaitement l’expérience : si t’étais pas là, t’es mort. Une énergie brute qui a secoué les retardataires.
Hellixxir : Le vintage qui fait mal
Les Grenoblois d'Hellixxir ne font pas dans la dentelle. Plus de deux décennies à peaufiner leur black/thrash gras, et ça s'entend. La prestance d'Alexandre Manin derrière son micro vintage donne une dimension quasi mystique à leur brutalité. La caisse claire résonne encore dans mes sinus.
Aesmah : La mélancolie tranchante
Le death mélodique d'Aesmah, porté par une section rythmique féminine solide, a apporté une nuance indispensable. Liza, au chant, nous a baladés entre growls abyssaux et murmures atmosphériques. Un set élégant, presque hypnotique, avant que le chaos reprenne le dessus.
Warside : Le rouleau compresseur lyonnais a tout ravagé !
Alors que le public digérait à peine, Warside a servi un festin de brutal-death pur jus au Trait d'Union. Pas de chichi, juste une énergie frontale et une fosse transformée en champ de bataille dès les premières notes.
Le chaos a atteint son paroxysme lorsque Diego, le chanteur du groupe Deadfuck, a rejoint la formation sur scène pour un featuring dévastateur. Une montée en puissance qui a littéralement électrisé la salle, scellant une complicité totale entre les musiciens et un public conquis. Une prestation brute, suintante et d'une efficacité redoutable : Warside a prouvé pourquoi ils sont les héros locaux de la scène lyonnaise. Si vous n'y étiez pas, vous avez raté le moment le plus déjanté de l'après-midi.
Darkfall : L'invasion autrichienne
Pour leur première en France, Ils étaient attendus comme le messie. Darkfall, tout juste auréolés de leur récent split Schöcklblut, ont prouvé pourquoi ils sont les patrons du death/thrash autrichien. Un son massif, des riffs qui tranchent comme des rasoirs et une précision chirurgicale.
Une claque, tout simplement.
Exocrine : L'équation parfaite du brutal
Bordeaux a envoyé ses chirurgiens du son. Exocrine ne se contente pas de jouer vite ; ils jouent avec une précision mathématique. Le death-prog technique devient ici une arme de précision. C’est épique, c’est technique, mais ça te rentre dans le buffet sans demander la permission. Une prestation d'une fluidité désarmante.
Maceration : Le retour du drakkar
Après une éclipse de plusieurs décennies, le retour de Maceration ressemble à un miracle des années 90. Avec Serpent Devourment (2025) dans la besace, ils ont prouvé que leur death old-school a encore toute sa superbe. Les Danois ont transformé la salle en un sanctuaire pour puristes du riff acéré.
Nightrage : La rage mélodique
Nightrage revient irradier Lyon, avec cette efficacité grecque (et suédoise !) qui leur est propre. Le groupe alterne entre mélodies accrocheuses et riffs incisifs. Une prestation carrée qui prouve que le death mélo n'a pas besoin de fioritures pour être efficace. une véritable machine à headbang.
Hate : L'enfer a sonné à notre porte
Quand Hate entre en scène, le climat change. Les Polonais sont des experts en atmosphères oppressantes. Le blackened death est porté par une batterie à la précision chirurgicale, un martèlement constant qui finit de briser nos dernières défenses. C’est occulte, c’est puissant, c’est tout simplement magistral.
Equilibrium : La fête malgré la fin du monde
Le contraste est saisissant avec Equilibrium. Le folk métal épique des Allemands, fêtant leurs 25 ans, a transformé Montagny en un champ de bataille joyeux. Fabian Getto a parfaitement pris ses marques, insufflant une énergie nouvelle aux hymnes comme "Blut im Auge". Le public a dansé, chanté, sauté : un moment de pure communion.
Massacra Legacy : L'héritage sacré
Clore avec Massacra Legacy était l'hommage ultime à notre scène nationale. Chris Palengat aux baguettes, la ferveur démoniaque de chaque musicien... c'était plus qu'un concert, c'était une dévotion. "Seas of Blood" pour finir, en souvenir de Fred "Death" : un instant d'histoire gravé dans nos mémoires.
Conclusion : Une première journée dans les annales
Le Lions Métal Fest 2026 n'a pas volé sa réputation. Entre l'organisation aux petits oignons, les bénévoles qui ont tout donné et une affiche qui a exploré toutes les nuances de l'extrême, Montagny a tremblé de bonheur. On finit la journée les oreilles sifflantes, le corps en vrac, mais l'esprit définitivement conquis. Le dimanche sera une autre paire de manches, mais pour l'instant, on savoure le chaos.
Restez câblés, la suite arrive très vite !
Xylia pour Yog Sothoth Photography.









































































































































































































































