Report Lions Métal Festival 2026 deuxième journée

 

Affiche Lions Métal Festival 2026

Sledgehammer ✘ Putrefaction of rotting corpses ✘ Dépérir ✘ P.O.R.C. ✘ Malepeste  Hrothgar ✘ Himinbjorg  Cutterred Flesh Seth Darkane ✘ Primordial

 

 

Salut les affreux, c’est Xylia, votre live chroniqueuse de choc pour Yog Sothoth Photography notre photographe de concert metal de choc à Lyon !

Si le Jour 1 nous avait déjà bien essoré les tympans, ce dimanche 24 mai, pour la seconde journée de la 8ème édition du Lions Metal Festival, on a carrément franchi les portes du plus profond des abîmes. Installé à la salle Le Trait d'Union à Montagny (à 20 petites minutes de Lyon), ce festival associatif et 100 % bénévole a transformé la commune en épicentre du chaos métallique.Un spot parfait pour tout photographe de concert Lyon en quête de clichés épiques et de moshpits féroces.

Parlons-en des conditions : une chaleur absolument indécente, une étuve moite où le thermomètre a explosé dès la mi-journée sous les assauts répétés des moshpits. Dommage que la canicule ait poussé certains festivaliers à chercher l'ombre plutôt qu’à s'enquiller des pintes de bière locale au bar. Entre cette fournaise et un nombre record de no-shows (les lâcheurs qui achètent leur billet mais restent climatisés chez eux), l’asso se retrouve aujourd'hui dans le rouge financièrement. Mais l’esprit "par des passionnés, pour des passionnés" est immortel et la fosse présente a tout donné. Sortez vos bouchons, on plonge dans le compte-rendu brut, moite et sans concession de ce pèlerinage dominical !

 

 

Sledgehammer : L’ouverture au marteau-piqueur .

Pas de préliminaires pour entamer les hostilités dominicales. Sledgehammer déboule sur les planches pour enfoncer le premier clou de la journée avec la force d'un gros pilon de forge. Le public, encore un peu groggy par la chaleur naissante, se prend un mur de décibels en pleine poire.

Mais la véritable sensation, c'est leur frontwoman Alice Lassalle. Bordel, quelle claque ! Loin des clichés, elle mène le combo à la baguette et s'impose en patronne absolue de la fosse. Le groupe vient tout juste de sortir son brûlot Destroy/Rebuild, et les morceaux balancés comme l'incisif "Radium Girls" ou l'hymne ultra-évocateur "More Women In The Moshpit" transforment direct le Trait d'Union en chantier de démolition. Alice éructe, arpente la scène avec une rage folle et harangue les premiers rangs. C'est lourd, c'est direct, ça réveille les morts et ça pose les bases d'une journée qui va faire mal.

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Putrefaction of rotting corpses (P.O.R.C.): Gruiiiik-core dans le hachoir lyonnais

Attention les yeux, voilà les régionaux de l'étape ! Formé en 2016 en Rhône-Alpes, le trio infernal de P.O.R.C. débarque avec sa poésie légendaire et ses bruits de cochons réglementaires. On parle d’un groupe qui fête ses dix ans d'existence en envoyant dans la fosse les morceaux de son tout premier LP sorti en avril 2026, l’excellent et destructeur Sociopatia.

Sur scène, oubliez la finesse. Ça blaste à tout va, mélangeant habilement Brutal Death, Grindcore craspec et cassures Hardcore massives. Derrière leurs "meuglements ultimes", les musiciens s’avèrent d'une précision chirurgicale, tricotant des riffs à toute allure pendant que le public répond à coups de mosh pits funs et communicatifs. Les nouveaux morceaux comme "Schizo", "3rd" ou "Circus" passent l'épreuve du live avec un supplément de groove indéniable. Un carnage de pure violence décomplexée !

 

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Dépérir : La bile empoisonnée du blizzard québécois

On change radicalement d'ambiance avec l'arrivée de Dépérir, projet né en 2015 en France mais solidement ancré dans la scène extrême québécoise. Mené par le maître d'œuvre Nico Reymond, seul membre d'origine, le groupe prend le contre-pied total du Black Metal atmosphérique pour nous livrer un tabassage en règle.

En live, c'est un véritable rouleau compresseur. Bob Girard au micro crache ses textes en français comme une bile empoisonnée, soutenu par une section rythmique démente. Le show fait la part belle aux pépites de leur dernier méfait, l'album Black Beast publié chez Adipocere Records. Le morceau "Cold War", issu de leur nouvel EP WAR défendu sur leur To the Lions Tour, enfonce le clou d'une agression millimétrée. Une exécution impeccable, propre et sans concession.

 

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Malepeste : Le retour des patrons de la haine lyonnaise

La dernière fois que je m'étais frottée à la décharge de haine gratuite de Malepeste, c'était au Dark Medieval Fest 2025 à Lamure-sur-Azergues. Ils avaient déboulé là-bas comme un 38 tonnes lancé à pleine vitesse sur l'A7, transformant le site en champ de ruines et nous teasant leur futur album. Eh bien aujourd'hui au Lions Metal, le fameux bébé est de sortie : Ex Nihilo (paru chez Les Acteurs de l'Ombre) est une arme de destruction massive, et la messe noire se joue cette fois-ci à domicile, dans l'étuve confinée du Trait d'Union.

Oubliez la dentelle pour poseurs. Enfermés entre quatre murs, les riffs de Xahaal et Herjann coupent encore plus profondément, pareils à une séance d'acupuncture vicieuse avec des clous rouillés. Larsen au micro n'est pas là pour vendre des gaufres ; le mec est possédé, en pleine crise d'exorcisme théâtral, recrachant ses incantations nihilistes au milieu d'une odeur d'encens étouffante. Derrière les fûts, chaque coup de cymbale de Flexor résonne comme un coup de tonnerre blasphématoire. Le public, déjà liquéfié par la canicule, s'est fait littéralement happer par cette noirceur locale organique. C'était froid, c'était sale, c'était grandiose : Malepeste a prouvé une nouvelle fois qu’ils sont les rois du chaos contrôlé.

 

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Hrothgar : La horde de la Drôme sort les drakkars

On change de mythologie avec Hrothgar, fier combo de Death Métal Mélodique épique fondé en 2012 à Montélimar. Les mecs sont venus présenter leur tout nouveau matériel, à quelques semaines de la sortie de leur deuxième album Tales of Valhöll prévue pour juillet 2026.

Récemment renforcé par l'arrivée du guitariste Benoît Mourenas, le groupe fonctionne comme une véritable horde sur scène. Quentin Peyrouse impose sa présence avec un growl puissant et lourd, tandis que la double pédale incessante et précise de Seb à la batterie pilonne les tympans. Les refrains guerriers et les mélodies mémorisables poussent immédiatement la fosse au headbang et aux chœurs de batailles. Le single "Ulfhednar" fait un carton. Une sacrée dose de communion épique !

 

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Himinbjorg : Les vétérans du metal païen réveillent les dieux

Restons dans le paganisme avec les pionniers incontestés du genre en France : Himinbjorg. Fondé en Savoie en 1996 par l’indéboulonnable Zahaah, le groupe est un monument historique respecté. Ce soir, c'est en version électrique que les Chambériens viennent terrasser le Trait d'Union.

C'est un mur de son Black Metal lourd et guerrier qui s'abat sur nous, loin des clichés du pagan festif de comptoir. Le guitariste Sven épaule parfaitement le leader dans cette démonstration d'intensité noire. Le public headbangue sur les morceaux épiques tirés de The Fall Of Valhalla ("Brother Sequane") ou du classique Wyrd ("Sword of Dignity"). Voir ces vétérans tenir la scène avec autant de hargne après 30 ans de carrière installe un respect immense. Magistral d'authenticité.

 

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Cutterred Flesh : La découpe technique et pachydermique

On repasse à l’international avec l’un des piliers de la scène extrême tchèque, Cutterred Flesh. Signé sur le prestigieux label Transcending Obscurity Records, le groupe a opéré une mutation complexe loin du Brutal Death traditionnel. Venu défendre son 6ème album Love At First Bite, le quintet nous aligne une précision purement chirurgicale.

Jiří Krš balance des gutturaux ultra-puissants tandis que le batteur Jakub Bayer affiche un jeu surhumain, une véritable machine de guerre alignant les blast beats avec une régularité de métronome. Le groove pachydermique se marie à des dissonances mélodiques très sombres qui rappellent la scène technique moderne. Les morceaux récents comme "Le Horla" ou "Berenice", inspirés de la littérature d'horreur classique, provoquent des mosh pits furieux tout en installant des interludes oppressants. Une présence scénique brute et sans fioritures.

 

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Seth : L’apocalypse théâtrale à la française

La soirée prend une trajectoire résolument légendaire avec les parisiens de Seth. Je les avais quittés marqués au fer rouge après leur prestation dantesque au Bridge to Hell en septembre 2025, et ce soir au Lions, la magie noire opère à nouveau. La nuit s'est abattue, lourde, poisseuse, une chape d'humidité qui colle aux âmes et alourdit les cœurs au Trait d'Union. Les visages se font sombres, la foule est un bloc compact, le silence est une bête prête à rugir... Et puis, la déflagration. Un nuage de fumée qui empeste l’encens noir, des stroboscopes qui déchirent la pénombre, et la silhouette d'Heimoth émerge des ténèbres, la haine en bandoulière. Derrière lui, le commando est au complet avec le prophète Saint Vincent au chant, flanqué de l'orfèvre Pierre le Pape aux claviers et du rouleau compresseur Draakian à la batterie.

Ils sont là pour nous décapiter à la hache avec leur dernier chef-d'œuvre, La France des Maudits (sorti chez Les Acteurs de l'Ombre). Le son, clair et puissant, résonne comme une charge de cavalerie. Saint Vincent, d'une présence scénique purement théâtrale, déclame sa révolte possédée pendant que le public lève les poings. Soudain, une figure sort de l'ombre : la sublime et terrifiante Melainya B, performeuse et danseuse fétiche du groupe. Son costume fait de lanières de cuir laisse deviner sa peau diaphane maculée de traces de sacrifices rituels. Ses mouvements saccadés de poupée désarticulée capturent la souffrance de la musique. Lorsqu'elle se campe devant la scène, crucifix inversé à la main, l'icône blasphématoire vivante hypnotise la foule. C'est du Théâtre de l'Horreur grand style. Mais Seth sait que les puristes veulent de la nostalgie féroce : les riffs légendaires de Les Blessures de l’Âme débarquent alors comme une tempête de désespoir primale, plongeant la salle dans une transe collective absolue.

 

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Darkane : La fessée Thrash/Death technique venue de Suède

On enchaîne avec les maîtres suédois du Death/Thrash technique : Darkane. Le noyau instrumental est d'une cohésion effrayante depuis 1998. Mais le gros défi de la soirée reposait sur les épaules du nouveau hurleur arrivé en mai 2024, Tobiasz Derengowski.

Verdict en direct ? Le mec s'en sort haut la main, apportant une énergie brute très Thrash tout en restituant parfaitement les classiques. La section rythmique portée par Peter Wildoer à la batterie est une véritable machine de guerre, alignant une double pédale surpuissante et propre. Le duo de guitaristes Malmström/Ideberg régale la fosse, les solos néo-classiques et progressifs de Christofer tranchant magnifiquement avec les riffs "murs de briques" de Klas. Bien que le public commence à accuser le coup de la chaleur, l'intensité des tempos de morceaux comme "Innocence Gone" ou "Chaos vs Order" déclenche des moshpits furieux. Une démonstration chirurgicale.

 

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Primordial : Le triomphe tragique des rois d'Irlande

Pour clore ce festival de passionnés, place à la tête d'affiche absolue, les intraitables Irlandais de Primordial. Pas de samples, pas d'artifices technologiques, juste du metal old-school à l'état pur porté par de vrais amplis.

Mené par un Alan Averill (A.A. Nemtheanga) impérial et habité, le frontman se présente le visage maculé de blanc et de "sang" séché, une corde de pendu au cou. Sa performance vocale donne des frissons, oscillant entre hurlements black acérés et chant clair théâtral profondément plaintif. Le quatuor nous offre une setlist millimétrée et viscérale : l'ouverture écrasante sur la lourdeur de "As Rome Burns" reprise en chœur par la foule exsangue ("Sing, Sing, Sing to the Slaves..."), suivie par la tristesse absolue de "The Coffin Ships" évoquant l'exode irlandais. Le concert s'achève dans un chaos triomphal sur l'incontournable "Empire Falls". Une performance dramatique, solennelle et magistrale pour achever les Lions.

 

2026_05_24_Primordial
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En Conclusion : Un Bilan Sanglant Pour Un Festival Indispensable !

 

Quel week-end, mes agneaux ! Visuellement et musicalement, cette deuxième journée du Lions Metal Festival aura confirmé la réputation d'excellence underground de l'événement. Entre les atmosphères très sombres, les jeux de lumières denses et monochromes qui ont parfois masqué les musiciens pour privilégier l'immersion sonore, et les délires théâtraux des groupes (autels, calices, têtes coupées !), on en a pris plein les yeux et les esgourdes. Les slameurs ont volé jusqu'aux dernières minutes. En tant que photographe de concert à Lyon, c'est un honneur de couvrir des événements d'une telle authenticité.

Mais voilà, le constat est là : malgré la réussite artistique indéniable, l'édition 2026 se solde par un déficit d'environ 6 000 €. L'association a réagi au quart de tour en lançant une cagnotte de soutien sur HelloAsso avec un objectif de 12 000 € pour pérenniser le festival. Le Lions Metal Festival est un pilier de l'extrême authentique en France, géré par des passionnés. Alors si vous voulez continuer à faire trembler les murs du Trait d’Union à Montagny, allez lâcher vos pièces ! Ce genre de festival indépendant est précieux pour notre scène. On se donne rendez-vous l'année prochaine pour rugir à nouveau.

Et si vous cherchez un photographe de concert sur Lyon ou la région pour votre groupe ou votre festival, vous savez où nous trouver !

 

 

C’était Xylia, fin de transmission, je vais soigner mes acouphènes et mes bleus dans la glace !

 

 

 

Xylia pour Yog Sothoth Photography.

<---- Report de la Première journée.