
Lordi ✘ Greenleaf ✘ Sun Brutal Pop ✘ 7 Weeks ✘ Zuul Fx ✘ Voorhees ✘ Hrothgar ✘ Faith In Agony
Salut les banguy, les mordus de décibels et les irréductibles de la fosse ! C’est Xylia, votre envoyée spéciale de choc et de charme pour Yog Sothoth Photography, de retour sur le pont pour vous conter la suite de nos aventures en terres auvergnates ! Après une première journée d'anthologie qui a fait trembler les fondations de Saint-Flour, on remet le couvert pour le deuxième acte de cette sixième édition historique du Furios Fest 2026, la toute première à s'étaler sur trois jours.
Côté décor, on ne change pas une équipe qui gagne ce magnifique écrin en plein air du Stade de l'Ander, juché à environ 900 mètres d'altitude dans notre cher Cantal, continue de nous offrir un panorama à couper le souffle. Côté météo, après la fraîcheur piquante de la soirée d’hier, le soleil a décidé de chauffer les têtes dès le zénith, transformant rapidement la pelouse en véritable fournaise pour accueillir le line-up ultra-gourmand de ce samedi. Le public a répondu présent en masse, les t-shirts noirs s'entassent par centaines, et l'odeur de l'aligot-saucisse mêlée à la transpiration commence déjà à embaumer l'air. Alors, ajustez vos clous, vérifiez vos lacets de combat et préparez vos cervicales : voici le récap' déjanté et sans filtre du running order de cette deuxième journée de tous les dangers !
Faith In Agony – Le réveil des grottes grenobloises !
Formé en 2016 autour de la complicité entre Guillaume (guitare) et Madie (ex-Nightmare, pour ceux qui dorment au fond de la classe), épaulés par la redoutable section rythmique de la fratrie Éva et Quentin Riché (basse/batterie), le quatuor isérois vient poser sur la table son impressionnant opus Insight (sorti fin octobre 2025), un concentré de grunge/alternative metal sombre et poisseux.
Entre nous, il y avait comme un compte à régler avec le destin... Souvenez-vous, lors de notre passage au Volcanic Fest, le sort s'était acharné et la formation avait dû déclarer forfait, Madie étant malheureusement souffrante. Autant vous dire qu'on attendait les musiciens au tournant avec une grosse faim de loup !
Dès 14h00 pétantes, pas le temps de cuver la bière de bienvenue, Faith In Agony investit la scène avec la dalle des grands jours. Et bordel, quelle déflagration ! Si la formation se définit parfois modestement à la croisée du grunge et de l'alternative metal, ce qu'elle balance sur les planches cet après-midi tient plus de la démolition contrôlée à coups de masse. Dès les premières déferlantes de "Pandora" et "Nasty Mary", la revanche est consommée. Madie n'est pas seulement rétablie; elle semble possédée ! Naviguant avec une aisance insolente entre des murmures intimistes chargés d'électricité et des poussées vocales saturées à faire baliser un routier au long cours, elle bouffe l'espace scénique comme si sa vie en dépendait.
Derrière elle, la fratrie Riché déroule un mur du son en béton armé. Le groove massif d'Éva à la basse colle aux tripes, pendant que Quentin matraque ses fûts avec une précision d'horloger suisse sous caféine. Guillaume, quant à lui, sculpte l'air avec des riffs acérés et poisseux, distillant cette touche novatrice très sombre qui caractérise leur dernier album Insight.
Quand résonnent les premiers accords de "Red Pills" suivis de l'explosif "Bipolar", le public, encore un peu engourdi par la chaleur de ce début d'après-midi, se prend une tannée monumentale et réalise vite qu'on n'est pas venus là pour faire trempette. Entre l'énergie explosive, l'émotion à fleur de peau et cette hargne communicative de retrouver la planche, Faith In Agony nous livre une prestation d'une intensité rare. Une véritable manchette dans les quenottes pour ouvrir le bal ! La barre est placée particulièrement haut dès la mi-journée ! Les Grenoblois ont remis les pendules à l'heure, effaçant d'un revers de manche le faux pas involontaire du Volcanic Fest, et laissant un public en sueur.
Hrothgar – La furie des fjords en terres auvergnates
Rappelez-vous il y a quelques mois à peine, au Lions Metal Fest, on s'était déjà pris cette horde en pleine poire, au point de finir sous anti-inflammatoires pendant trois jours. Autant dire que la rechute au Furios Fest était hautement surveillée par les services de santé... et par nos soins.
On change donc radicalement de mythologie (et de braquet) avec Hrothgar, fier combo de death metal mélodique épique fondé à Montélimar en 2012. Même si la Drôme n'a pas franchement le climat des fjords norvégiens, ces gars-là ont clairement le sang de Thor qui coule dans les veines. Ils débarquent pour défendre leur tout dernier brûlot, l’immanquable Tales of Valhöll, tout juste lâché dans les bacs en juillet 2026.
D'ailleurs, entre deux interviews promotionnelles données pour la sortie de la galette, le clan ne s’en cachait pas : « ce nouvel album a été pensé de A à Z comme une machine de guerre taillée pour la scène, plus organique et agressive que ses prédécesseurs ». Et ça se voit ! Renforcé récemment par l'arrivée du guitariste Benoît Mourenas, qui vient plaquer une couche de lourdeur supplémentaire et chirurgicale au line-up, le combo avance sur les planches comme une véritable armée de conquérants.
Devant un backdrop flanqué de boucliers nordiques et sous des stroboscopes sanguinolents, le frontman Quentin Peyrouse (« Quantum ») fait irruption avec une prestance de chef de clan prêt à piller le village. Son growl caverneux décroche la tapisserie de la régie son dès les premières notes. Dès que la double pédale de Seb se met à pilonner le sol avec une précision mécanique redoutable, les vannes s'ouvrent sur les monstrueux "Ulfhednar" et "Rise of Ragnarök".
La fosse auvergnate se transforme immédiatement en un champ de bataille miniature où les slammers jouent leur vie. Les riffs acérés comme des haches de guerre, balancés de concert par Tristan et Benoît, lacèrent l'air pendant que la poussière locale monte à l'assaut du ciel. Et quand déboule le single "Jörmungandr", c'est le serpent de Midgard en personne qui vient s'inviter au milieu des pogos pour un headbanging généralisé et salvateur. Les refrains guerriers et les chœurs de bataille hurlés à pleins poumons par un public en fusion achèvent de transformer le concert en messe païenne. Une sacrée claque, encore une fois. Skål !
Voorhees – Jason t'invite à danser dans le sang
Changement brutal d'ambiance, direction les sous-bois embrumés de Crystal Lake. Voorhees déboule sur les planches pour administrer une leçon de death metal old school, pur, crade et délicieusement jouissif. Porté par la sortie en fin d'année 2025 de son quatrième album chez Great Dane Records, le quintette messin n'est pas venu pour faire de la figuration, mais bien pour distribuer les mandales par paquets de douze.
Dès l'intro glaciale "Slashed From Guts", Maxime et sa bande posent les fondations de leur univers, un hommage vibrant au cinéma d'exploitation et aux classiques du slasher des années 80. L'air se fait lourd, saturé de samples d'écrans cathodiques, de cris étouffés et du bruit sourd d'une lame qu'on aiguise. Puis, le couperet tombe. La formation enchaîne sur un groove brut de décoffrage qui puise autant dans la lourdeur moite d'Autopsy que dans la hargne directe de Cannibal Corpse.
Le morceau "Voorhees 4" transforme le pit en un véritable terrain de chasse, les riffs tronçonneuses décrivent l'inlassable traque de Jason Voorhees, tandis que la section rythmique déroule un tempo implacable, martelant le sol comme les pas d'un tueur masqué que rien ne peut arrêter. L'inspiration gore se fait encore plus palpable sur des titres coup de poing comme "The Lucky Ones Die First", directement inspirés par le fameux adage du cinéma d'épouvante où la pitié n'a pas sa place. Les textes, véritables hymnes à la survie impossible et au carnage explicite, font voler les tignasses et déclenchent des moshpits instantanés et sauvages. Sur scène, pas de fioritures les éructations vocales de Maxime égrène ces chroniques macabres avec une générosité communicative, haranguant la foule entre deux décapitations sonores. C'est bête, c'est méchant, c'est diablement efficace, et le public du Furios Fest en redemande encore une louche. Une véritable orgie de sang et de décibels qui confirme que Voorhees reste l'un des plus redoutables gardiens de la boucherie death metal hexagonale.
Mais au-delà du carnage acoustique, ce Furios Fest réservait un moment d'émotion tout particulier aux Messins. Installés juste à côté du stand du mythique Tonton Zegut, Chris et sa bande se sont soudainement retrouvés comme des gosses de 15 ans. Pour cette génération biberonnée aux décibels du début des années 80, l'animateur de l'émission culte Wango Tango sur RTL fait figure de pionnier absolu, véritable artisan de l'émergence du hard rock en France. Entre deux dédicaces, échanger quelques mots avec cette légende d'une gentillesse et d'une humilité rares aura procuré au frontman autant de frissons et de plaisir que d'envoyer la sauce sur scène avec Voorhees.
7 Weeks – Le stoner qui fait trembler les fondations
L'air était devenu poisseux, l'odeur de la bière tiède et de la sueur rance collait aux t-shirts, et la météo nous crachait sa moiteur en pleine tronche : le terreau parfait pour une messe noire à gros watts. Et là, le vent a tourné. Une lourdeur presque sacrilège s'est abattue sur la fosse du Furios Festival, saturée d'un fuzz si épais qu'on aurait pu le couper au surin. Place aux sorciers limougeauds de 7 Weeks.
Alors que leur nouvel opus Going Back Home s'apprête à déferler le 18 septembre 2026 (mis en boîte en Angleterre par la pointure Adrian Bushby 2 Grammys au compteur pour ses travaux avec Foo Fighters et Muse, s'il vous plaît !), le power trio débarque sans fioritures. Pas de chichis, pas de bande-son d'intros à la mord-moi-le-nœud pour combler le vide : juste trois gars, du matos qui chauffe à blanc et un coffre monstre capable de réveiller un Grand Ancien au fond du Pacifique.Les mecs ouvrent le feu directement avec le rouleau compresseur du titre éponyme "Going Back Home", suivi de près par "Up The Pressure". Julien Bernard (bassiste/chanteur au charisme brut) colle son micro au fond de la gorge et envoie la purée, épaulé par la frappe chirurgicale mais dévastatrice de Jérémy Cantin-Gaucher derrière ses fûts. À côté, Gérald Gimenez martyrise sa six-cordes avec une aisance presque insolente. Le trio te colle un wall of sound monumental en plein thorax. Dès "Blackhole Your Heart", quel plaisir sadique de redécouvrir ce morceau incendiaire après leurs passages déjà mythiques au Hellfest ! La fosse se prend une mandale mémorable. Mais les bougres n'étaient pas venus que pour recycler les classiques en plus du morceau-titre, le public a eu le privilège de se faire décapiter en avant-première par la nouveauté "Shape Me" (dont le single vidéo tourne déjà en boucle dans nos têtes). Entre deux missiles ("Idols", "Gorgo", "Wax Doll" ou l'incontournable "Insomniac"), le groupe démontre une maîtrise scénique totale avant d'achever les survivants sur "Four Again" et le décapant "667 Off". Une setlist en forme de uppercut distribué sans aucune pitié !
Si le concert a tout rasé sur son passage, l'esprit du festival était, lui, d'un accueil tout simplement aux petits oignons. Les mecs de 7 Weeks ont d'ailleurs savouré l'expérience à fond. Côté coulisses et stands, ça a taillé la bavette en voisins avec le tonton national du rock, Francis Zegut, dont le stand jouxtait le leur. Gros kiff d'inconditionnels également, tout le groupe s'est calé dans le public, les yeux écarquillés et la bave aux lèvres, devant le set magistral des Suédois de Green Leaf. Et pour la touche de surréalisme pur qu'on aime tant en festival, le combo a eu droit au spectacle le plus improbable du week-end : les costumes démesurés de Lordi séchant gentiment sur le fil à linge, suivis par le convoyage du chanteur jusqu'à la scène... en camionnette ! Il faut dire qu'avec des platform boots de 30 centimètres aux pieds, le moindre faux pas dans l'herbe se transformerait en crash test géologique. Après cette gifle au Furios, une chose est sûre 7 Weeks est plus affûté que jamais. Si vous avez raté le coche ou si vos cervicales en redemandent, le groupe reprend la route pour une gigantesque tournée automnale à travers toute la France (avec des passages explosifs prévus en co-plateau avec Psykup ou Dirty Deep).
Préparez vos bouchons d'oreilles, ramassez vos dents : le power trio limougeaud est de retour, et il va tout balayer sur son passage !
Zuul FX – L'usine à énergie nucléaire
18h30. Les estomacs gargouillent, le foie réclame grâce, mais l'heure n'est pas à la pause chichi-merguez ZUUL FX débarque sur la scène du Furios Fest pour achever définitivement ce qu'il restait de notre calme. Et bordel, quel retour !
Pour ceux qui roupillaient au fond de la cave ces neuf dernières années : oui, 9 ans d'absence ! C’est long, très long. Pour vous donner une idée, 9 ans, c’est exactement l’âge du gamin de Steve, le chanteur ! Entre la marmaille à biberonner (les gosses des musiciens et de l’ingé son Antoine ont bien grandi) et le boulot de l'ombre, les mecs n'ont pas chômé. Mais ce soir, l'heure des couches et des histoires du soir est révolue : la machine est de retour pour tout raser. Emmenée par l'infatigable Steve « Zuul » Petit (également retourné prêter sa voix aux bouchers de No Return), la formation balance son metal indus/groove en fusion absolue. Dès la première seconde de "Here Is Pure Hatred", Steve virevolte sur scène tel un diable monté sur ressorts, ses dreadlocks balayant l'espace pendant qu'il harangue la foule. Le bonhomme tient la baraque d'une main de maître et prend la tête du combat. Les bastos s'enchaînent comme des coups de bélier, ("Punisher", "The Torture Never Stops", "I Hate You"), l'efficacité est totale, le public répond au quart de tour en formant des cercles de la mort bien virils. Les mecs déroulent un set réglé au millimètre grâce à une équipe technique et une orga au sommet de leur art. La machine industrielle tourne à plein régime et ne laisse que des cendres sur son passage. Pas le temps de filmer ou de geindre sur son smartphone, les artistes ont littéralement mis KO la 5G ! Ce qui frappe dans le pit, c'est ce joyeux bordel transgénérationnel. On croise des minots de 6 ans sur les épaules de leur daron et des vétérans de 60 ans avec le maillot élimé, tous réunis dans le même élan de démence. Des cercles de la mort bien virils, du pogo lourd, des slams à la chaîne... Et au milieu de ce chaos héroïque, L'IMAGE du festival : un fan en fauteuil roulant porté à bout de bras par la foule, slammant au-dessus des têtes jusqu’au crash-barrières !ute et poignante comme seul le Metal sait nous en offrir. Au-delà de la violence sonore, on sentait une vraie chaleur humaine. Le groupe retrouvait ses potes musiciens, ses techniciens et toute la smala du metal français après une décennie d'attente. L'impression de revenir dans la famille, mais une famille qui aime faire sauter les cloisons à la dynamite. Si vous pensiez que la fureur s'arrêterait aux dernières notes de "I Hate You", c'est que vous n'avez pas vu la file d'attente post-concert. Le stand de merchandising a été littéralement pris d'assaut par une foule assoiffée de t-shirts et de CD. Les retours du public ne mentent pas : "grosse claque", "retour en force", "concert monstrueux". Les mots parlent d'eux-mêmes, c'était LE concert du festival pour une bonne partie des métalleux présents. Et pour ceux qui en veulent encore, rassurez-vous, la suite s'annonce dystopique à souhait :
• Un nouveau single tout chaud : Chope rapidement "NOTHING IS REAL – 2026 Variation" (sorti le 21 août dernier), une relecture modernisée, lourde et sombre de leur classique extrait de By The Cross.
• Le concept triptyque : Les trois singles déjà sortis ("THE MATRIARK OF TRON", "BLOOD" et "AI") ont été déclinés en 3 versions : Electro-Acoustik, Electronik, et Metal Indus. De quoi triturer vos méninges sous tous les angles.
• Le futur album : Tout ça converge vers le projet H+ TRANSHUMANISM, prévu pour 2027.
Zuul FX ne s'est pas contenté d'une simple apparition nostalgique : le groupe a signé un retour en force monumental, viscéral et indiscutable. On est tous ressortis essorés, mais bordel... qu'est-ce que c'était bon !
Sun Brutal Pop – La Barbie gothique qui brise les code
C’est la grande curiosité de la journée au Furios Fest 2026, et quelle baffe monumentale ! Je l'avais découverte en 2025 au Plan R Fest, autant dire que j’attendais ce retour de pied ferme. Karoline Rose SUN et ses compères débarquent sur les planches avec leur concept unique et vénéneux la Brutal Pop. Tout droit sortis de la publication de leur album Krystal Metal en mai 2025, ils montent sur scène avec une esthétique faussement kawaii, rose et pétillante. Mais ne vous y trompez pas dès que les premiers accords de "I Kill My Man" retentissent, c'est l'apocalypse sonore.
Le contraste visuel et musical est total. Karoline passe en une fraction de seconde d'une voix pop cristalline et aérienne à des growls death metal terrifiants, sans la moindre transition. Appuyée par Bassem aux claviers/basse et Boris Le Gal à la batterie (ex-Betraying The Martyrs), la formation retourne le Furios Fest. Les métalleux les plus endurcis se prennent au jeu et slamment avec le sourire aux lèvres. Sa reprise survoltée de "Survivor" des Destiny’s Child termine d'achever les sceptiques. Trop pop pour le metal, trop metal pour la pop ? On s'en fout, sur scène c'est une tuerie sans complexe, une performance stratosphérique !
Greenleaf – Le groove absolu
Le soleil commence à décliner et la nuit s'apprête à envelopper Saint-Flour quand les Suédois de Greenleaf entrent en scène. Forts de leur album The Head & The Habit, les pontifes du stoner rock/hard psychédélique viennent poser leur grosse patte feutrée sur le festival.
Dès que le frontman Arvid Hällagård s'empare du micro, sa voix soul et chaleureuse fait des miracles, accompagnée par le jeu de guitare irrésistible de Tommi Holappa. Des pépites comme "Sweet is the Sound", "Breathe, Breathe Out" et le vrombissant "Howl" transforment le parterre en une grande messe hippie-rock ultra-solaire. Le groove est tellement contagieux qu'on jurerait voir les montagnes du Cantal danser en cadence. Ce soir, Greenleaf nous a proposé une expérience à part, une puissance qui donne de l'élan au lieu de vous clouer au sol. Entre riffs charnus, groove tenace et chant incantatoire, le groupe ne fait pas une démonstration de force aveugle, il lance une invitation au lâcher-prise. Et quand le stoner est joué avec autant de classe, il devient tout simplement irrésistible.
Lordi – Les Démons de la Nuit Débarquent
C'est l'heure du bouquet final ! Pour couronner cette journée d'anthologie, ce sont les monstres finlandais de Lordi qui s'emparent de la tête d'affiche.
Vingt ans après avoir traumatisé et conquis l'Eurovision 2006 avec l'indémodable Hard Rock Hallelujah, célébrant en grande pompe leur héritage et leur album Limited Deadition, Mr Lordi et sa bande de créatures tout droit sorties de films d'horreur des années 80 débarquent avec un sens du spectacle absolu. Indifférent aux tendances actuelles, le groupe reste fidèle à son heavy/hard rock théâtral ! Entre des décors macabres, des effets visuels léchés et un humour caustique permanent de Mr Lordi qui blague sur ses "vieux tubes", la machine heavy/shock rock tourne à plein régime. La section rythmique de Mana et Hiisi envoie du lourd, et les refrains de "Would You Love A Monsterman?", "Blood Red Sandman" et l'inévitable "Hard Rock Hallelujah" sont repris en chœur par des milliers de gorges en folie. Derrière les masques en latex se cachent des musiciens d'une précision diabolique qui offrent une conclusion théâtrale et festive à souhait.
L'œil du cyclone :
Parce que le festival se vit aussi dans la sueur, l'objectif n'a pas chômé ! Entre slams en série, pogos d'une fraternité féroce et sourires carnassiers sous les stroboscopes, nos clichés d'ambiance capturent la folie pure de la pelouse. Des images de communion électrique qui immortalisent la véritable âme du Furios Fest, là où le public ne fait plus qu'un avec la tempête.
Conclusion :
Alors que les dernières notes de "Hard Rock Hallelujah" s'évanouissent dans l'air frais du Cantal et que les monstres de Lordi regagnent leurs cryptes sous un tonnerre d'applaudissements, cette deuxième journée du Furios Fest 2026 s'achève sur les rotules mais avec des étoiles plein les yeux (et des acouphènes pour les trois semaines à venir) !
Entre la déflagration grunge de Faith In Agony pour ouvrir le bal, la messe païenne de Hrothgar, la boucherie old school de Voorhees, le monolithe stoner écrasant de 7 Weeks, la furie nucléaire de Zuul FX, l'ovni Brutal Pop de Karoline Rose SUN, le groove solaire de Greenleaf et l'apocalypse théâtrale des Finlandais volants, le Stade de l'Ander a définitivement vibré au rythme de la passion et de la sueur.
Mais ne rangez pas vos torgnoles tout de suite, les banguy ! Demain, le Furios Fest 2026 nous réserve une troisième et ultime journée historique pour clore cette édition en apothéose totale. Reprenez votre souffle, hydratez-vous un bon coup, massez vos cervicales et gardez vos gants de combat la suite des hostilités arrive plus vite que prévu sur Yog Sothoth Photography ! Skål et restez heavy !
Xylia pour Yog Sothoth Photography.
Crédit photos : Yog Sothoth Photography (Olivier K)
















































































































































































































































































